Deux points séparent le premier, le Bayern, du dernier, les Écossais du Celtic Glasgow, l’OL et les Belges d’Anderlecht se partageant la deuxième place à un point des Bavarois.
Invaincus depuis sept journées en Ligue 1 dont ils sont deuxièmes, les Français n’affichent aucune euphorie malgré la large victoire obtenue samedi sur Nice (5-0).
« Avant d’aller à Glasgow, nous avions gagné 4-0 contre Lens avant de perdre face au Celtic 2 à 0 », se souvient, prudent, le milieu offensif Éric Carrière. De son côté, le Bayern, seulement 5e de la Bundesliga, apparaît moins serein après sa défaite à Gelsenkirchen contre Schalke 04 (2-0). « Le Bayern est en crise ? », s’interroge Carrière. « Mais à Lyon également, nous le sommes presque lorsque nous perdons », souligne-t-il aussitôt, pour mieux rappeler que les grands clubs n’apprécient guère la défaite et que le champion d’Allemagne, sous tension, n’est jamais aussi dangereux.
« Tout le monde joue gros. La fin de ce groupe s’annonce très intéressante. Si nous nous inclinons mercredi, nous aurons une grosse pression sur les deux derniers matches », note Carrière estimant « que le Bayern devra faire un peu plus le jeu qu’à Gerland ».
« Un nul serait presque un bon résultat, mais il faudra gagner obligatoirement lors des deux ultimes journées », reconnaît-il. Le défenseur central Edmilson intervient quant à lui sur « la notion d’engagement ». « Nous pouvons avoir plus d’espaces, avec plus de possibilités de marquer et d’obtenir ainsi un résultat positif », dit l’international brésilien insistant sur le niveau de concentration « qui devra être plus important en début de match que face à Nice ». Du côté du Bayern, l’entraîneur Ottmar Hitzfeld fustige le comportement de ses hommes, battus par Schalke 04 et coupables, selon lui, de manquer de solidarité.
L’équipe allemande pourrait, en outre, déplorer l’absence du milieu droit Sebastian Deisler, victime d’une contracture musculaire à une cuisse, mais l’attaquant péruvien Claudio Pizarro, suspendu à l’aller, est opérationnel.
L’OL peut aussi nourrir des inquiétudes vis-à-vis de Sidney Govou, touché à la cheville droite, samedi devant Nice. Néanmoins, le Bayern et Lyon ne peuvent s’attarder sur ces impondérables. Il leur faut penser à prendre des points au moment d’aborder les matches retours tout en sachant qu’une défaite de l’un ou l’autre, ce soir, ne sera pas rédhibitoire.

