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Le sondage eurobaromètre continue de provoquer des remous

Le sondage eurobaromètre réalisé à la demande de la Commission européenne et publié lundi a suscité des réactions diverses aux États-Unis, en Europe et dans le monde arabe. D’après cette étude, Israël arrive au premier rang des pays présentant une menace pour la paix pour 59 % des sondés. Les États-Unis arrivent immédiatement après avec 53 %, soit au même rang que deux pays placés par le président George W. Bush dans un « axe du mal », l’Iran et la Corée du Nord.
Les États-Unis ont assuré lundi qu’ils n’étaient pas une menace pour la paix et que « les faits » démentaient « les perceptions » des Européens, qui ont, dans le sondage, placé ce pays au même rang que l’Iran et la Corée du Nord.
Interrogé pour savoir comment Washington comptait changer la mauvaise image qui apparaît dans ce sondage, il a répondu que « la meilleure manière de répondre à une perception est de présenter les faits, d’exprimer votre politique, de se tenir à ce que vous croyez et de laisser vos actions parler pour vous ».
Le président de la Commission européenne, Romano Prodi, s’est déclaré « très préoccupé » par le sondage désignant Israël comme une menace, ajoutant toutefois qu’il ne reflétait « ni la pensée ni la politique de la Commission ». « Ces résultats prouvent l’existence d’un préjugé qui doit être condamné sans hésitation » a-t-il souligné dans une déclaration diffusée dans la nuit de lundi à hier. « La Commission ne fait pas de politique avec les sondages et ne détermine ni ne contrôle le contenu de l’opinion publique », a-t-il conclu.
Quant à l’émissaire européen au Proche-Orient, Marc Otte, il a souligné hier la nécessité d’un dialogue et d’une coopération accrue avec Israël.
« Jamais dans l’histoire des relations entre Israël et l’UE n’a été adoptée une déclaration liant Israël à une menace », a-t-il dit.
Malgré les tensions entre l’UE et Israël, les ministres des Affaires étrangères français, Dominique de Villepin, et israélien, Sylvan Shalom, se sont entretenus lundi au téléphone de la situation au Proche-Orient et des relations entre l’UE et l’État hébreu, a indiqué hier le porte-parole du Quai d’Orsay, Hervé Ladsous.
Le quotidien de langue anglaise Jordan Times a estimé hier dans un éditorial que le sondage réalisé auprès des Européens et désignant Israël comme une menace pour la paix dans le monde avait été accueilli avec un « grand soulagement » par beaucoup dans le monde arabe. Ce sondage montre que les Européens s’inquiètent de l’évolution de la situation au Proche et au Moyen-Orient, estime le journal.
« Le sondage semble indiquer que le public européen n’a pas été trompé par la puissante machine de propagande d’Israël », estime le quotidien jordanien, qualifiant d’« hypocrite » l’indignation exprimée par Israël après la publication des résultats de l’enquête.
Le sondage eurobaromètre réalisé à la demande de la Commission européenne et publié lundi a suscité des réactions diverses aux États-Unis, en Europe et dans le monde arabe. D’après cette étude, Israël arrive au premier rang des pays présentant une menace pour la paix pour 59 % des sondés. Les États-Unis arrivent immédiatement après avec 53 %, soit au même rang que deux pays placés par le président George W. Bush dans un « axe du mal », l’Iran et la Corée du Nord.Les États-Unis ont assuré lundi qu’ils n’étaient pas une menace pour la paix et que « les faits » démentaient « les perceptions » des Européens, qui ont, dans le sondage, placé ce pays au même rang que l’Iran et la Corée du Nord.Interrogé pour savoir comment Washington comptait changer la mauvaise image qui apparaît dans ce sondage,...