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Paris-Bercy : Tim Henman, un champion sûr de son rang

Descendant d’une longue lignée passant par Wimbledon, Tim Henman a remporté dimanche la finale du 18e tournoi de tennis en salle de Paris-Bercy en champion de la vieille Angleterre sûr de son rang.
Son arrière grand-mère, Ellen Stawell Brown est restée célèbre dans l’histoire du tennis en étant la première femme à servir en lançant la balle au-dessus de sa tête, en 1901, à Wimbledon. Son grand-père, Henry Billington, a atteint plusieurs fois le troisième tour du célèbre tournoi sur gazon. Ses parents et ses deux frères aînés ont également joué au tennis sur le court familial, à Oxford. Il y tapa ses premières balles dès l’âge de deux ans et demi avant de connaître l’enfance sportive de tout petit Anglais et de faire quelques études à l’université du coin. En neuf ans de professionnalisme, il s’était confectionné jusque-là un honnête palmarès sans grand relief. Triompher à Tachkent ou à Brighton n’a pas de quoi faire délirer les foules. Paris y a mis une touche brillante, la grande affaire de sa carrière demeurant Wimbledon. Chaque fois qu’il y participe, il subit avec un flegme admirable une pression infernale sous le regard tendrement exigeant du clan familial. L’opinion publique, quant à elle, lui reproche vertement ses échecs répétés.
Professionnel jusqu’au bout de la raquette, Tim Henman a toujours fait de son mieux. Mais on voudrait qu’il fît plus encore que quatre accessits de demi-finaliste. Avec son élimination en quart de finale cette année, après une opération chirurgicale d’une épaule, on avait fini par désespérer de le voir succéder un jour au légendaire Fred Perry, dernier vainqueur britannique en 1936.

Gentleman
Sa victoire parisienne dans la première finale depuis 1996, à Hambourg, d’un Masters Series ne comportant aucune tête de série, va relancer timidement les espoirs. Toujours un peu guindé, lui-même assure qu’il a beaucoup amélioré son service sous les conseils de Larry Stefansky, l’ancien entraîneur de l’Américain John McEnroe et du Russe Yevgeny Kafelnikov. Et il suggère que, à 29 ans, ses ressorts intérieurs sont désormais moins tendus.
« J’ai toujours été parfaitement indifférent à ce que les gens pensent de moi », prétend ce gentleman, qui a ses œuvres charitables et dont on se demande où il peut avoir laissé son chapeau melon et son parapluie quand il entre sur un court. Jouissant de l’estime de ses congénères, son seul méfait connu a consisté à envoyer une balle dans l’œil d’une petite ramasseuse de Wimbledon en 1995, ce qui lui valut une dégradante disqualification.
Reste qu’il lui aura fallu attendre d’être père de famille et de prendre les tournois comme ils viennent pour faire partie des barons du tennis international. Que cela se soit produit dans un tournoi particulièrement décousu lui importe peu. L’important, c’est sa fille Rosie, née le 19 octobre 2002. Un bookmaker de Londres a déjà offert des paris à 250 contre 1 qu’elle ne gagnerait jamais Wimbledon. Et son père ?
Descendant d’une longue lignée passant par Wimbledon, Tim Henman a remporté dimanche la finale du 18e tournoi de tennis en salle de Paris-Bercy en champion de la vieille Angleterre sûr de son rang.Son arrière grand-mère, Ellen Stawell Brown est restée célèbre dans l’histoire du tennis en étant la première femme à servir en lançant la balle au-dessus de sa tête, en 1901, à Wimbledon. Son grand-père, Henry Billington, a atteint plusieurs fois le troisième tour du célèbre tournoi sur gazon. Ses parents et ses deux frères aînés ont également joué au tennis sur le court familial, à Oxford. Il y tapa ses premières balles dès l’âge de deux ans et demi avant de connaître l’enfance sportive de tout petit Anglais et de faire quelques études à l’université du coin. En neuf ans de professionnalisme, il...