Le mouvement, qui risque de paralyser tout le pays, a été amorcé par une suspension temporaire du trafic aérien hier après-midi.
Le trafic à l’aéroport international Ben Gourion près de Tel-Aviv a été totalement suspendu durant deux heures et pourrait l’être toute la journée d’aujourd’hui à la suite d’un mot d’ordre de grève de la puissante centrale syndicale israélienne Histadrout, relayé par les syndicats des employés d’aéroport.
La Histadrout a maintenu son appel à la grève générale des services publics pour aujourd’hui, des négociations intensives à la fin de la semaine entre la centrale et le Trésor n’ayant pas abouti.
La poste, la compagnie nationale de téléphone, les ports et aéroports, les services municipaux devraient être paralysés par le mouvement qui devrait également s’étendre aux écoles, banques et hôpitaux. Si le mouvement devait se poursuivre, le gouvernement pourrait avoir recours à des ordres de réquisition, selon la presse.
Ce mouvement de protestation vise la décision du gouvernement de prendre en main le contrôle des fonds de pension des employés des services publics, en partie gérés jusqu’à maintenant par la Histadrout, et les menaces du Trésor d’annuler unilatéralement des conventions collectives par vote au Parlement. La Histadrout entend également s’opposer à un millier de licenciements dans les services publics prévus dans le cadre d’un régime d’austérité imposé par le ministre des Finances Benjamin Netanyahu en vue de limiter le déficit budgétaire et de relancer l’économie après trois années consécutives de récession.
Une majorité relative d’Israéliens soutient les revendications de la Histadrout, mais une majorité beaucoup plus nette s’oppose à la grève, selon un sondage publié hier.
70 % des Israéliens se disent opposés à la grève contre 21 % pour et le reste sans opinion. 40 % soutiennent les demandes des grévistes contre 37 % opposés, selon un sondage effectué dimanche par l’institut Téléseker avec une marge d’erreur de 4,5 %. La récession qui frappe l’économie israélienne, touchée par les répercussions de l’intifada et le ralentissement économique mondial, s’est traduite par une forte poussée du chômage qui atteint près de 11 % de la population active. Elle a été marquée également par une baisse continue des investissements, notamment étrangers, dans l’industrie.


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