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Pyongyang monnaie sa participation à de prochains pourparlers

La Chine a obtenu de la Corée du Nord qu’elle revienne à la table des négociations sur son programme nucléaire, mais la dictature de Kim Jong-il continue de monnayer un éventuel abandon de ses ambitions atomiques. Si les dates des prochains pourparlers à six ne sont pas encore connues, « le principe » de nouvelles discussions a été acquis lors d’une visite du numéro 2 chinois, Wu Bangguo, cette semaine à Pyongyang.
Chine, Corée du Nord, Corée du Sud, États-Unis, Russie et Japon se retrouveront donc à Pékin, probablement avant la fin de l’année, « aussi vite que possible », espère le gouvernement chinois.
La crise a éclaté en octobre 2002 lorsque Washington a déclaré que Pyongyang avait redémarré son programme nucléaire en violation d’un accord bilatéral signé en 1994. La Corée du Nord s’est ensuite retirée du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et a reconnu chercher à se doter de l’arme atomique.
La première série de pourparlers à six pour que Pyongyang renonce à son programme, fin août, n’avait débouché que sur un projet de retrouvailles vite hypothéqué par Pyongyang qui, fidèle à sa tactique, faisait monter les enchères et se montrait menaçant, allant jusqu’à réclamer l’exclusion du Japon des discussions.
Devant les gesticulations inquiétantes de l’État stalinien, la machine diplomatique s’est accélérée et Pékin a dû monter au créneau. Pékin reste le plus proche allié de Pyongyang même s’il s’agit davantage d’un mariage de raison que d’une alliance entre les deux voisins communistes. Conscient du danger nucléaire à sa porte, la Chine redoute par dessus tout un effondrement du régime nord-coréeen qui provoquerait un afflux de réfugiés à sa frontière et une possible réunification avec le Sud, sous emprise américaine, politique et militaire.
Washington et l’Onu ont immédiatement fait part de leur satisfaction.
Mais l’acceptation de principe par la Corée du Nord ne signifie pas pour autant une résolution rapide du problème, selon les analystes, habitués à ses volte-face.
Le président américain George W. Bush s’est dit prêt à offrir des garanties de sécurité à la Corée du Nord avec les autres pays engagés dans cette crise, en échange d’un renoncement au programme nucléaire.
Cette offre a été acceptée par Pyongyang, qui sait que jamais Washington ne signera un pacte de non-agression avant un démantèlement de ses installations.
D’ici à la reprise des négociations, la Corée du Nord tentera sûrement d’obtenir le maximum de garanties des États-Unis pour sa sécurité, voire également des promesses pour une reprise des livraisons de pétrole américain, estiment les observateurs.
En annonçant qu’elle acceptait le principe de s’asseoir à nouveau autour d’une table, elle a précisé que ces pourparlers devaient faire partie d’un « paquet », dont elle n’a pas dévoilé le contenu.
La Chine a obtenu de la Corée du Nord qu’elle revienne à la table des négociations sur son programme nucléaire, mais la dictature de Kim Jong-il continue de monnayer un éventuel abandon de ses ambitions atomiques. Si les dates des prochains pourparlers à six ne sont pas encore connues, « le principe » de nouvelles discussions a été acquis lors d’une visite du numéro 2 chinois, Wu Bangguo, cette semaine à Pyongyang.Chine, Corée du Nord, Corée du Sud, États-Unis, Russie et Japon se retrouveront donc à Pékin, probablement avant la fin de l’année, « aussi vite que possible », espère le gouvernement chinois.La crise a éclaté en octobre 2002 lorsque Washington a déclaré que Pyongyang avait redémarré son programme nucléaire en violation d’un accord bilatéral signé en 1994. La Corée du Nord s’est ensuite...