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LIBAN-USA Washington souhaite l’arrêt d’un feuilleton d’al-Manar ; Beyrouth dit non

Les autorités libanaises n’interviendront d’aucune façon auprès de la direction de la chaîne de télévision du Hezbollah, al-Manar, pour mettre un terme à la diffusion du feuilleton al-Chatat (La diaspora). Une série télévisée qui dévoile les dessous de « la stratégie juive pour le contrôle de la planète », et que le département d’État américain considère comme étant particulièrement antisémite. Alors que d’aucuns estiment que ce programme ne fait que disséquer l’historique du mouvement sioniste sur une période de 136 ans, ainsi que son but : réaliser le rêve juif par n’importe quel moyen.
Des sources bien informées assurent que si l’ambassadeur US à Beyrouth demandait l’arrêt du feuilleton en question, la réponse serait non. Et pour plusieurs raisons, précisent ces sources. D’abord, al-Manar est une chaîne privée jouissant d’une liberté totale dans son traitement de l’information, sans compter que c’est une des télévisions les plus regardées dans le monde arabe. Ensuite, une censure du programme équivaudrait à une atteinte à la liberté d’opinion. « Pourquoi l’Administration américaine estimerait-elle que la traduction du général Michel Aoun en justice après son témoignage au Congrès est une atteinte aux libertés, et pas l’arrêt du feuilleton d’al-Manar, qui ne fait que raconter l’histoire d’un pays ennemi du Liban ? » se sont-elles demandé.
Ces sources se sont en outre étonnées de la conception américaine de l’information et de la liberté d’opinion, ainsi que des nouveaux critères instaurés par le département d’État depuis le 11 septembre 2001. Se demandant pourquoi Washington s’empresse à ce point à défendre, par les voies diplomatique et médiatique, l’histoire du mouvement sioniste, et insiste tellement pour empêcher la diffusion d’ al-Chatat. Surtout que les Américains savent pertinemment que le Liban ne répondra pas favorablement à leur requête.
Tout cela quelques jours à peine après les « souhaits » formulés par le chef du PSP, Walid Joumblatt, qui s’était désolé que le n° 2 du Pentagone, Paul Wolfowitz, ait échappé à un attentat à Bagdad. Washington avait demandé une condamnation de ces propos par le gouvernement libanais, sauf que l’ambassade US n’a pas cru bon de transmettre ce vœu à quelque responsable local que ce soit. Et tout le monde s’était étonné d’une telle demande « théorique » et irréaliste, sachant que Walid Joumblatt est un membre du Parlement libanais, qu’il représente une grande proportion de Libanais, qu’il est le chef du PSP et qu’il a le droit d’exprimer pleinement son avis. Sachant également que cette demande US avait été considérée par le Liban comme une ingérence pure et simple dans ses affaires internes.
Khalil FLEYHANE
Les autorités libanaises n’interviendront d’aucune façon auprès de la direction de la chaîne de télévision du Hezbollah, al-Manar, pour mettre un terme à la diffusion du feuilleton al-Chatat (La diaspora). Une série télévisée qui dévoile les dessous de « la stratégie juive pour le contrôle de la planète », et que le département d’État américain considère comme étant particulièrement antisémite. Alors que d’aucuns estiment que ce programme ne fait que disséquer l’historique du mouvement sioniste sur une période de 136 ans, ainsi que son but : réaliser le rêve juif par n’importe quel moyen.Des sources bien informées assurent que si l’ambassadeur US à Beyrouth demandait l’arrêt du feuilleton en question, la réponse serait non. Et pour plusieurs raisons, précisent ces sources. D’abord,...