Il a dit avoir été prévenu par l’agence américaine antidopage de ce que l’échantillon A avait été contrôlé positif et que l’échantillon B allait être analysé. Kelli White, championne du monde du 100 et du 200 mètres avait aussi été contrôlée positive au même stimulant aux championnats du monde de Paris, en août. White a expliqué que le modafinil lui avait été prescrit pour des troubles du sommeil. Son cas est à l’étude à l’agence antidopage américaine et elle pourrait perdre les médailles décrochées à Paris.
Ce rebondissement fait suite à la découverte, la semaine dernière, d’un stéroïde considéré comme indétectable jusqu’ici, la tétrahydrogestrinone (THG).
Quatre athlètes américains ont été contrôlés positifs au stéroïde, ont indiqué des responsables américains, tout comme le Britannique Dwain Chambers, champion d’Europe du 100 mètres, également contrôlé positif à la THG. Il attend les résultats de l’analyse de l’échantillon B et a fait savoir par son avocat que s’il avait pris ce stéroïde, ce n’était pas délibérément. « J’avais bien du modafinil dans mon organisme », a dit Harrison dans une interview accordée par téléphone depuis son domicile de Caroline du Nord. « Cependant, je ne conseille nullement de prendre aucune substance illégale parce que je crois fermement à une compétition propre ».
Harrison a expliqué que la substance lui avait été donnée par un entraîneur en Californie. Mais il a souligné qu’aucune substance illégale ne lui avait jamais été donnée par son entraîneur actuel, Trevor Graham.
« Il (l’entraîneur en Californie) m’a donné ce comprimé et je l’ai pris. Il m’a dit que ce n’était pas un stéroïde et que cela “te maintiendra juste en forme pour que tu ne sois pas si fatigué” », a dit l’athlète.
« Il m’a assuré que ce n’était pas sur la liste des substances interdites et que ce n’était pas une substance illégale ». Bien qu’il ne figure pas nommément sur la liste des produits interdits, le modafinil fait partie de la catégorie des « substances connexes », selon l’Association internationale des Fédérations d’athlétisme. S’il est confirmé par l’échantillon B d’urine, le contrôle positif de Harrison pourrait aussi faire perdre aux États-Unis leur médaille d’or du relais 4x400 mètres aux championnats du monde, dont Harrison avait été le premier relayeur.
Harrison faisait aussi partie de l’équipe américaine au ralais 4x400 mètres des Jeux olympiques de l’an 2000, dont la médaille d’or est également compromise parce que Jerome Young, qui a couru dans ce relais, avait été contrôlé positif en 1999. Le Comité international olympique a demandé une enquête sur les raisons pour lesquelles Young avait été autorisé à courir. Un nouveau contrôle des échantillons d’urine prélevés aux championnats américains, en juin, s’est soldé par quatre cas positifs à la THG et plusieurs cas positifs au modafinil.


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