Avec trois meilleurs temps, Markko Martin (Ford Focus WRC) est le meilleur performeur du jour. Mais un tête-à-queue dans l’ES4 a relégué l’Estonien en 5e position. Avec deux boucles identiques de trois spéciales tracées au nord d’Ajaccio, la première étape propose 95,3 kilomètres chronométrés aux 62 équipages partants.
Il n’y a pas de round d’observation, avec un Carlos Sainz qui dégaine le premier dans l’ES1. Mais les jeunes premiers du WRC répliquent aussitôt : Sébastien Loeb puis Markko Martin signent à leur tour les meilleurs temps des ES2 et 3. C’est Martin qui rentre en leader au parc d’assistance de Campo dell’Oro.
Pour autant l’Estonien ne fanfaronne pas : « La voiture est bonne : moi, un peu moins ! Je ne sais pas pourquoi, mais je ne suis pas tout à fait satisfait de mon pilotage. » Est-ce en cherchant le bon rythme que Markko part en tête-à-queue à 100 mètres de l’arrivée de l’ES4 ? Toujours est-il que le pilote Ford perd 30’’ dans une spéciale remportée par son équipier François Duval. C’est Sébastien Loeb qui s’installe en tête de la course avec une faible marge sur Gronholm, Sainz et Duval.
Rythme élevé
Martin remporte les deux dernières spéciales du jour et remonte en cinquième position, à 18’’5 du leader. Et le leader, c’est toujours Sébastien Loeb, qui avoue trouver une opposition plus farouche qu’en Italie : « Le rythme est très élevé, il faut attaquer en permanence et ne rien lâcher. Les routes sont plus exigeantes qu’au San Remo, mais c’est surtout la concurrence qui est plus affûtée. Être en tête ce soir est agréable, mais ce n’est pas un avantage au vu des écarts. » Deuxième, François Duval a haussé le ton au fil de la journée pour terminer sur les talons de Loeb : « Je n’étais pas très bien réveillé ce matin. La voiture marchait très fort, nous avons trouvé de bons réglages de suspensions. Les spéciales de demain nous sont moins favorables a priori. On verra bien ! » Le meilleur représentant de Peugeot n’est autre que Marcus Gronholm : « Je pense que je peux rouler un peu plus vite. Mais c’est déjà satisfaisant d’être avec les meilleurs. Demain, la clé de la course sera la météo. » Le leader du championnat Richard Burns est sixième. Quant à Gilles Panizzi, il navigue à la 11e place après avoir connu d’insolubles problèmes de boîte de vitesses.
Solberg ne trouve
pas le bon rythme
Les Citroën, Ford et Peugeot – toutes chaussées par Michelin – occupent ce soir les sept premières places du classement général. Groupées en moins de 30’’, elles se disputeront sans doute la victoire. Force est de constater que les Subaru et autres Skoda sont un ton en dessous.
Solberg, qui a pu prendre le départ grâce à l’énorme travail de son équipe qui a remonté l’Impreza accidentée au shakedown pendant la nuit, éprouve quelques difficultés à trouver le bon rythme. Et ce n’est pas du côté de Tommi Makinen qu’il faut chercher pour voir briller les belles bleues. Dans le clan Skoda, Didier Auriol a été contraint à l’abandon avant même le départ de la première spéciale, transmission bloquée par la faute de l’électronique.
Toni Gardemeister, qui occupe la 13e position, est le rescapé de l’équipe tchèque. Au chapitre des bonnes surprises, on notera l’excellente prestation d’Alexandre Bengué. Neuvième devant Bugalski et Panizzi, le pilote de la Peugeot 206 WRC a même signé un 4e temps dans l’ES5 ! Le jeune Pyrénéen éclipse Benoît Rousselot (Subaru Impreza) et Cédric Robert (Peugeot 206), qui pointent aux 14e et 15e rangs.
Le groupe N est mené par l’Italien Galli, qui devance Daniel Sola, leader du championnat du monde des voitures de production. Le meilleur insulaire est Jean-Marie Santoni, 23e et 4e du groupe N au volant de sa Mitsubishi Lancer.


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