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Chypre Possible déblocage après les élections dans le Nord, estime Erdogan

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a exprimé le souhait hier qu’un déblocage puisse intervenir sur la question chypriote à l’issue des élections législatives prévues en décembre dans la partie turque (Nord) de l’île divisée. « Nous ne nous attendons pas à grand-chose avant le scrutin (...) Mais après les élections, il faudra examiner la situation avec beaucoup d’attention », a-t-il déclaré, lors d’une conférence de presse en marge du sommet européen à Bruxelles. Il était interrogé sur les chances d’un règlement de l’épineux dossier avant mai 2004, date à laquelle la République de Chypre (partie grecque, internationalement reconnue) doit adhérer à l’Union européenne (UE). « Les choses peuvent prendre une tournure différente avec un nouveau profil d’administration à Chypre (Nord) », a souligné le chef du gouvernement turc. L’UE a fait savoir qu’elle n’accueillerait pas le Nord, tant que l’île ne serait pas réunifiée. Les législatives sont prévues le 14 décembre dans la République turque de Chypre du Nord (RTCN, reconnue par la seule Turquie). La coalition de deux partis au pouvoir en RTCN soutient la politique du dirigeant chypriote turc Rauf Denktash. L’une de ces formations est dirigée par son fils Serdar. En mars, Chypriotes grecs et turcs n’étaient pas parvenus à s’entendre sur un plan de réunification proposé par les Nations unies, qui ont attribué l’échec des négociations à l’intransigeance de M. Denktash. Les trois principales formations d’opposition proeuropéennes de la RTCN ont d’ores et déjà annoncé qu’elles pourraient, en cas de victoire électorale, retirer à M. Denktash son rôle de principal négociateur dans les pourparlers sur la réunification, pour l’instant gelés. Quant à la candidature de son pays à l’UE, M. Erdogan a assuré que l’année 2004 serait celle de la « mise en œuvre très rapide des réformes. Nous sommes très déterminés à cet égard ». M. Erdogan a enfin estimé qu’il n’y avait aucun lien entre la question de Chypre et les conditions que la Turquie doit remplir pour pouvoir rejoindre l’UE.
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a exprimé le souhait hier qu’un déblocage puisse intervenir sur la question chypriote à l’issue des élections législatives prévues en décembre dans la partie turque (Nord) de l’île divisée. « Nous ne nous attendons pas à grand-chose avant le scrutin (...) Mais après les élections, il faudra examiner la situation avec beaucoup d’attention », a-t-il déclaré, lors d’une conférence de presse en marge du sommet européen à Bruxelles. Il était interrogé sur les chances d’un règlement de l’épineux dossier avant mai 2004, date à laquelle la République de Chypre (partie grecque, internationalement reconnue) doit adhérer à l’Union européenne (UE). « Les choses peuvent prendre une tournure différente avec un nouveau profil d’administration à Chypre...