Au même titre que les grandes nations, comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la France ou l’Angleterre, les Nippons sont quasiment assurés de participer à chaque édition, eu égard aux débouchés économiques offerts par l’île pour ce sport.
En juin et juillet 2002, il a ainsi suffi aux Japonais de mettre 90 points à la Corée du Sud et 120 points à Taïwan pour obtenir un billet pour l’Australie.
Mais, dans le véritable monde du rugby, l’histoire est souvent différente et ce sont eux qui prennent les raclées, comme en 1995 quand les All Blacks leur ont infligé 145 points. En douze matchs, lors des quatre premières éditions de la Coupe du monde, les Japonais se sont imposés une seule fois, face au Zimbabwe en 1991.
Cette année, l’honorable défaite face à l’Écosse (32-11) en ouverture peut laisser croire que le pays du rugby levant peut enfin jouer un rôle sportif sur l’échiquier mondial.
Franchises
Ainsi, la Fédération japonaise, créée en 1926, a décidé de structurer ses compétitions en créant la Top League, un compétition qui court de septembre à février et regroupe douze équipes, essentiellement de Tokyo (sept clubs).
Un championnat classique a lieu de septembre à janvier avant une phase finale à huit en février. Cette année, l’épreuve a été suspendue pendant le Mondial, au grand dam des 5 000 spectateurs en moyenne qui garnissent les tribunes à chaque match.
En mars, une Coupe du Japon est organisée avec les clubs de Top League et les universités qui sont le cœur du système du rugby local.
Les clubs fonctionnent sur le système des franchises comme les sports collectifs professionnels américains. Propriétés d’entreprises privées, les équipes utilisent des joueurs employés par ces mêmes sociétés.
Depuis une quinzaine d’années, quatre ou cinq étrangers par club viennent même exercer leur métier sur l’île. Pour la plupart des Néo-Zélandais cantonnés aux seconds rôles dans leur pays.
Vecteur de développement
Parmi eux figure notamment le jumeau de Tony Marsh, le centre du XV de France, Glenn Marsh qui évolue dans le meilleur club du pays, NEC.
D’autres vont plus loin dans leur implication en enfilant le maillot national, à l’image des quatre Néo-Zélandais présents en Australie. Ces mercenaires permettent aussi et surtout au rugby, qui reste loin du base-ball et du football dans la hiérarchie des sports au Japon, de progresser.
Avec une vraie idée derrière la tête des dirigeants japonais.
« La Coupe du monde est un magnifique vecteur de développement pour notre sport. Nous espérons que nous pourrons organiser le Mondial 2011 pour tirer les bénéfices de cette compétition, comme cela s’est fait avec le football en 2002 », explique le manageur général de la sélection nippone, Noboru Mashimo.
Le petit homme en costume ne doute pas que l’argent des entreprises locales pourrait convaincre les dirigeants de l’International Board (IRB), grands maîtres du rugby mondial.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir