Le ministre kurde Massoud Barzani a sollicité hier au Caire le soutien de la Ligue arabe au Conseil de gouvernement transitoire qui refuse un déploiement de troupes turques en Irak. « Nous avons demandé un appui de la Ligue arabe à cette position », a déclaré M. Barzani à l’issue d’un entretien avec le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa. Le chef du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) avait déjà déclaré samedi au Koweït que « les discussions se poursuivent avec l’administrateur américain Paul Bremer. Les Irakiens considèrent unanimement que le déploiement de forces de la région ne stabiliserait pas le pays », a-t-il déclaré. « Au contraire, cela ne peut que conduire à une escalade de la tension », a ajouté le chef du PDK. Pour sa part, le chef du principal mouvement chiite, le Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII) et membre de l’exécutif de Bagdad, Abdel Aziz Hakim, a affirmé qu’« il n’y a aucun besoin de faire venir une quelconque force de l’extérieur », à son arrivée à Koweït.
Les nouvelles autorités irakiennes ont exprimé leur refus d’une implication de pays voisins en Irak, de peur de les voir s’ingérer dans ses affaires internes et entraver le processus, déjà fragile, de reconstruction du pays. Un autre membre du Conseil, le Kurde Mahmoud Ali Osmane, a abondé dans le même sens. « Nous avons des divergences de vues. Les Américains croient que c’est une mesure positive et nous y voyons une mesure superflue », a-t-il dit.


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