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Athlétisme Fouad Chouki suspendu deux ans par la Fédération française

Fouad Chouki a été suspendu deux ans pour dopage à l’EPO par la Fédération française d’athlétisme, qui a entendu l’athlète mercredi soir à Paris. La sanction prend effet à partir du 27 août dernier, date du contrôle positif de Chouki à l’issue de la finale du 1 500 m des Mondiaux à Paris. L’athlète ne pourra donc pas participer aux Jeux olympiques d’Athènes l’été prochain. Il a également été disqualifié dans le 1 500 m, duquel il avait pris la huitième place.
Chouki a quinze jours pour faire appel de cette décision devant l’organe disciplinaire. Plusieurs autres recours s’offriront à lui si la FFA confirme son jugement, notamment devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) et le Tribunal administratif.
Bien que leur client ait toujours clamé son innocence, les avocats de Fouad Chouki ont renoncé mercredi à plaider sur le fond et ont préféré se concentrer sur des questions de forme en contestant la compétence de la FFA pour juger du cas.
L’avocat belge Jean-Louis Dupont, principal défenseur de l’athlète, a soulevé une « exception d’illégalité ». « En France, la lutte contre le dopage n’est pas une affaire de fédération. Ce n’est pas une affaire privée, c’est une affaire d’État », a-t-il déclaré après l’audition devant l’organe disciplinaire de la FFA, qui a duré moins de 40 minutes. Les défenseurs de l’athlète n’ont présenté aucun témoin, alors qu’ils contestaient les conditions dans lesquelles le contrôle avait été effectué. « Il y a un article du code de la Santé publique qui définit ce qu’est l’infraction de dopage, et chaque fédération dans son règlement de lutte contre le dopage doit reprendre cette définition. L’article 1 du règlement de lutte contre le dopage de la FFA ne reprend pas la loi, mais la définition de l’IAAF », a-t-il ajouté.

« Pièces essentielles »
Par ailleurs, les défenseurs de Fouad Chouki ont déclaré que la FFA ne leur avait pas fourni plusieurs documents nécessaires selon eux à un jugement équitable. Me Dupont a notamment cité « une copie de l’ensemble du suivi longitudinal » de Fouad Chouki et les résultats de tests effectués avant celui du 27 août. « Comment voulez-vous que nous puissions nous défendre si on ne nous communique pas des pièces qui sont essentielles », a déclaré l’avocat.
Fouad Chouki a lui aussi affirmé qu’il « ne pouvait pas se défendre sans toutes ces pièces » et a de nouveau clamé son innocence. « Dans ma tête, je suis innocent. Je ne veux pas payer pour quelque chose que je n’ai pas fait. La seule question que je me pose est de savoir comment ce produit a pu arriver dans mon corps », a dit l’ancien détenteur du record de France du 1 500 m, avant de connaître le verdict.
Le président de l’organe disciplinaire de la FFA, Guy Manfredi, a sèchement écarté les arguments de la défense. « Dès lors que l’on cherche à éviter les effets d’une entorse au règlement, jusqu’où ira-t-on chercher des arguments pour qu’on évite de se prononcer ? » a-t-il demandé.
À propos de l’éventuel appel, M. Manfredi a déclaré que « si les tribunaux doivent juger de l’incompétence de la FFA, ils le feront. Pour le moment, nous nous estimons compétents ».
Fouad Chouki a été suspendu deux ans pour dopage à l’EPO par la Fédération française d’athlétisme, qui a entendu l’athlète mercredi soir à Paris. La sanction prend effet à partir du 27 août dernier, date du contrôle positif de Chouki à l’issue de la finale du 1 500 m des Mondiaux à Paris. L’athlète ne pourra donc pas participer aux Jeux olympiques d’Athènes l’été prochain. Il a également été disqualifié dans le 1 500 m, duquel il avait pris la huitième place.Chouki a quinze jours pour faire appel de cette décision devant l’organe disciplinaire. Plusieurs autres recours s’offriront à lui si la FFA confirme son jugement, notamment devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) et le Tribunal administratif.Bien que leur client ait toujours clamé son innocence, les avocats de Fouad Chouki ont renoncé...