Le club prend son véritable essor en 1959 avec l’arrivée comme président de Jean Clerfeuille qui fait venir l’année suivante un Basque inconnu, entraîneur-cafetier de Noyant-sur-Sarthe, José Arribas. Le 1er juin 1963, Nantes bat Sochaux (2-0) et les 16 959 spectateurs du stade Malakoff (futur stade Marcel Saupin) saluent la montée en D1. Organisés en 4-2-4, les Nantais d’Arribas le romantique pratiquent un football offensif basé sur la défense en ligne et un jeu court et précis.
Eon, Budzynski, Simon, Gondet, Blanchet emmènent les Canaris au titre de champion de France 1965, suivi d’un autre l’année d’après. Malgré la montée en puissance du rival Saint-Étienne, Nantes est à nouveau sacré en 1973. En désaccord sur le renouvellement de son contrat, José Arribas quitte les bords de l’Erdre en 1976. Son adjoint Jean-Claude Suaudeau est pressenti, mais les dirigeants lui préfèrent Jean Vincent, ancien joueur du grand Stade de Reims. Le nouvel entraîneur n’hésite pas à lancer, autour de Henri Michel et Jean-Paul Bertrand-Demanes, les jeunes du cru.
Exode
Les Loïc Amisse, Éric Pécout et autres lui offrent le titre de champion de France dès sa première année. En 1979, le club remporte face à Auxerre (4-1 ap) sa première Coupe de France et s’adjuge un nouveau titre en 1980. Au début des années 1980, alors qu’un centre de formation flambant neuf voit le jour à la Jonelière, Nantes refuse de suivre l’inflation qui touche le football français.
À cette époque, Suaudeau a remplacé Vincent et remporte un sixième titre en 1983 avec sans doute la meilleure équipe de l’histoire du club, celle des Maxime Bossis, José Touré, Vahid Halhilhodzic. Mais dans la foulée, Thierry Tusseau cède aux sirènes de l’ennemi bordelais et ouvre une brèche dans laquelle s’engouffreront plus tard Didier Deschamps et Marcel Desailly. Le FC Nantes vit alors une traversée du désert : résultats moyens, dérives financières et erreurs de casting à l’image de la venue de l’entraîneur Miroslav Blazevic.
L’esprit de la maison jaune s’envole et il faut attendre le retour aux affaires de Coco Suaudeau et l’avènement d’une génération exceptionnelle pour reprendre sa place au sommet. En 1994-95, Christian Karembeu, Claude Makelele, Japhet N’Doram, Patrice Loko, Reynald Pédros, Nicolas Ouédec et les autres récitent leur football, alignant 32 matches de championnat sans défaite et atteignent la saison suivante les demi-finales de la Ligue des champions, battus par la Juventus de Turin.
Mais à nouveau, la fuite des talents est inexorable et en 1997, Suaudeau laisse les clés de la Jonelière à Raynald Denoueix, en charge de la formation. L’héritage est lourd mais parfaitement assumé. Dans un style moins flamboyant mais avec un jeu méthodique et intelligent, symbolisé par son meneur de jeu Éric Carrière, l’homme ramène deux Coupes de France (1999 et 2000) ainsi qu’un 8e titre de champion. Une moisson qui n’empêchera pas la nouvelle équipe dirigeante d’obtenir son départ sept mois plus tard, un départ dont le club ne s’est pas encore remis.
Les joueurs rendent hommage à Moldovan
Les joueurs de Nantes, par la voix du défenseur Nicolas Gillet, ont tenu hier « à dire merci » à l’attaquant international roumain Viorel Moldovan, dont le contrat expire en juin et qui a des contacts aux États-Unis. « On tient à dire merci à Viorel Moldovan qui mérite une autre sortie, notamment vis-à-vis du public (il n’entre plus dans les plans de l’entraîneur, ndlr). Il a apporté beaucoup à l’équipe l’année du titre (2001), il peut encore apporter beaucoup à une autre formation », a expliqué le défenseur central des Canaris à un correspondant de l’AFP. « C’est un grand professionnel, exemplaire, et pourtant, des coups il en a pris, a poursuivi Nicolas Gillet. Moi je tiens à lui dire merci, j’espère que le public aura l’occasion de lui dire merci aussi. » Nantes accueille Marseille samedi pour le compte de la 38e et dernière journée de Ligue 1. Le groupe retenu pour ce match n’avait pas été encore divulgué hier. La saison de l’attaquant, âgé de 30 ans, a été gâchée par des blessures aux adducteurs et aux ischio-jambiers. Il a aussi pâti de la concurrence du jeune duo d’attaque formé par Grégory Pujol et Marama Vahirua, tous deux 23 ans. Moldovan s’était rendu fin mars aux États-Unis afin d’étudier une proposition du club des New Jersey Metrostars et se dit aussi à l’écoute d’autres clubs, aux Émirats arabes unis, en Suisse et dans le sud de la France.


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