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Changes et Bourses Irrégularité du dollar et fermeté des Bourses

Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier, les quelques demandes du dollar ont pu être facilement placées tout près du haut de la fourchette d’intervention de la BDL et en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes. Cela étant et compte tenu du maintien par celle-ci de sa fourchette entre 1 501 et 1 514 LL, le billet vert continuait à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié dans les échanges interbancaires entre 1 513,50 et 1 514 LL, selon ces mêmes milieux. À l’étranger, l’euro avait du mal à s’apprécier hier sur les marchés des changes internationaux face à un dollar plus ou moins résistant sur des rumeurs d’une baisse d’urgence des taux d’intérêt de la BCE à 2 % le mois prochain. Cette perspective a été relancée par les commentaires au sujet du recul de 0,2 % du PIB allemand au 1er trimestre qui s’explique, selon l’Office fédéral des statistiques, par la hausse des importations (+1,9 %) à un rythme plus élevé que celui des exportations (+0,7 %) pendant la même période en raison de l’appréciation de l’euro. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre de l’Institut national italien de statistiques que l’Italie a enregistré en avril un déficit commercial de 145 mil. EUR contre un excédent de 86 mil. EUR un an avant pour la même raison. Par ailleurs, la détermination de la Banque du Japon à affaiblir le yen, dont la hausse met à mal la compétitivité des exportations japonaises, a été aussi à l’actif du dollar. Pourtant, les mauvais chiffres de l’emploi aux États-Unis illustrés hier par la hausse de 7 000 du nombre des demandeurs d’allocations chômage la semaine dernière (à 428 000) alors qu’on tablait sur une baisse de 1 000 demandes, ont empêché le dollar à se reprendre même après que Wall Street eut renoué avec la hausse. Certes, les marchés restaient focalisés sur l’orientation de la politique monétaire européenne. À cet égard, le discours aujourd’hui du chef économiste de la BCE, Otmar Issing, pourrait permettre aux opérateurs d’avoir des indications sur une éventuelle détente des taux dans la zone euro. Dans cette attente, le dollar a évolué d’une façon indécise hier, se négociant finalement à New York à 1,1690 pour un euro contre 1,1680 la veille, à 1,6350 pour un sterling contre 1,6380, à 1,2960 FS contre 1,2965 et à 117,20 yens contre 117,25. En Bourse, les marchés américains étaient dans le vert, encouragés par la levée des sanctions contre l’Irak et les réductions d’impôts aux États-Unis pour relancer l’économie. La victoire des grands groupes de tabac, qui avaient obtenu la veille l’annulation en appel d’une amende de 145 mds $, continuait à soutenir le cote. En clôture, Wall Street a gagné 0,91 % à 8 594,02 points et le Nasdaq 1,19 % à 1 507,55 points. Un peu plus tôt, les Bourses européennes avaient aussi fini en hausse, dopées par les bons résultats de sociétés de télécoms et d’assurances. En clôture, le Footsie s’est adjugé en hausse de 1,37 % à 3 990,40 points, l’Extra Dax de 1,34 % à 2 865,21 points et le CAC 40 de 0,77 % à 2 903,27 points. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 11 385 actions A de Solidere de 4 5/8 à 4 3/4 $, de 5 000 actions C de la Banque Audi de 16 3/8 à 17 $ et de 1 000 actions du Beirut Interbank Fund de 103 1/2 à 103 5/8 $ d’un côté, et de l’autre la baisse de 2 350 actions C de la Byblos Bank de 1 5/8 à 1 19/32 $ et de 5 223 certificats GDR de la Blom Bank de 19 3/8 à 19 $.
Élie KAHWAGI
Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier, les quelques demandes du dollar ont pu être facilement placées tout près du haut de la fourchette d’intervention de la BDL et en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes. Cela étant et compte tenu du maintien par celle-ci de sa fourchette entre 1 501 et 1 514 LL, le billet vert continuait à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié dans les échanges interbancaires entre 1 513,50 et 1 514 LL, selon ces mêmes milieux. À l’étranger, l’euro avait du mal à s’apprécier hier sur les marchés des changes internationaux face à un dollar plus ou moins résistant sur des rumeurs d’une baisse d’urgence des taux d’intérêt de la BCE à 2 % le mois prochain. Cette perspective a été...