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Quitter une atmosphère US proche du maccarthysme

Le réalisateur allemand Wim Wenders a fait part à Cannes de sa « très grande envie de quitter » les États-Unis, où il réside, en raison de l’atmosphère proche du maccarthysme qui y règne selon lui. « En ce moment, j’en ai vraiment très envie », a déclaré le réalisateur.
Les réactions vis-à-vis de ceux qui critiquent l’Administration de George W. Bush sont « quasiment du maccarthysme », a-t-il expliqué lors d’une rencontre avec quelques journalistes, évoquant la chasse aux communistes présumés organisée notamment à Hollywood par le sénateur Joseph McCarthy entre 1950 et 1954.
« D’un autre côté, beaucoup d’Américains, singulièrement dans l’industrie du cinéma, prennent des positions très affirmées », contre la guerre en Irak ou la politique actuelle du gouvernement américain, quitte à prendre des risques pour leur carrière, a-t-il ajouté.
« Peut être vaut-il mieux rester », a commenté Wim Wenders. « Je ne sais pas, je suis partagé. »
En 1983/84, parce qu’il trouvait l’Administration Reagan « à vomir », Wenders avait quitté New York et rendu sa « green card » (permis de séjour et de travail). « J’éprouve en ce moment les mêmes sentiments, c’est très désagréable », a-t-il dit.
Outre la présentation de son film, Wim Wenders est à Cannes pour présider le jury de la Caméra d’or qui récompense la meilleure première œuvre et pour trouver de l’argent.
Il a indiqué espérer trouver un cofinancement pour un projet de western contemporain, avec « des chevaux, mais aussi des voitures ». Il y retrouvait pour le scénario et comme acteur l’Américain Sam Sheppard, avec lequel il avait déjà travaillé pour Paris, Texas.
Le réalisateur allemand Wim Wenders a fait part à Cannes de sa « très grande envie de quitter » les États-Unis, où il réside, en raison de l’atmosphère proche du maccarthysme qui y règne selon lui. « En ce moment, j’en ai vraiment très envie », a déclaré le réalisateur. Les réactions vis-à-vis de ceux qui critiquent l’Administration de George W. Bush sont « quasiment du maccarthysme », a-t-il expliqué lors d’une rencontre avec quelques journalistes, évoquant la chasse aux communistes présumés organisée notamment à Hollywood par le sénateur Joseph McCarthy entre 1950 et 1954.« D’un autre côté, beaucoup d’Américains, singulièrement dans l’industrie du cinéma, prennent des positions très affirmées », contre la guerre en Irak ou la politique actuelle du gouvernement américain, quitte à...