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L’insécurité entrave les progrès économiques

Les autorités intérimaires irakiennes et les forces de la coalition qui ont renversé le régime de Saddam Hussein s’efforcent de relancer l’économie, une œuvre lente et entravée par l’insécurité.
Trois dates marquent déjà l’ère de l’après-guerre. En mai, le Conseil de sécurité de l’Onu a mis fin à douze ans de sanctions économiques imposées à l’Irak depuis son invasion du Koweït.
Deux mois plus tard, l’Autorité provisoire de la coalition a installé un Conseil de gouvernement composé de 25 Irakiens, qui a formé à son tour un cabinet de 25 ministres pour assumer la reconstruction du pays.
« Jusqu’ici, le progrès est limité car la première phase a été marquée par la lutte (contre l’insécurité) plutôt que par la reconstruction », a déclaré Samir Soumaidy, membre du Conseil de gouvernement.
Responsables irakiens et américains affirment que 50 % du réseau des télécommunications fonctionne. Hier, le ministre des Communications Haïdar al-Abbadi, a annoncé la sélection des compagnies régionales Asia Cell, Orascom et Atheer Tel pour trois réseaux de téléphonie mobile dans le pays. En outre, l’Irak produit actuellement 4 500 mégawatts d’électricité/jour contre 4 200 mégawatts avant la guerre.
Le pipeline reliant l’Irak et la Turquie, cible fréquente de sabotages, a été réparé et devra permettre la reprise des exportations à la mi-octobre. Des responsables irakiens ont indiqué avoir besoin de 70 milliards de dollars pour financer la reconstruction sur la période 2004-2007 et compter sur la Conférence des donateurs devant avoir lieu le 23 et le 24 octobre à Madrid. La Banque mondiale et l’Onu ont évalué début octobre à Madrid à 36 milliards de dollars les besoins de l’Irak sur la période 2004-2007 dans 14 secteurs prioritaires.
Le président américain George W. Bush s’efforce de son côté d’obtenir du Congrès son approbation pour une enveloppe de 20,3 milliards de dollars pour l’Irak.
« Il doit y avoir une injection sérieuse de fonds dans le processus de reconstruction de l’Irak », qui dépend aussi de la capacité du pays de reprendre au début de l’année prochaine ses exportations de brut, selon M. Soumaidy. « Après janvier, les choses vont s’accélérer et un important impact sera ressenti », a-t-il dit.
Les Irakiens se plaignent de la lenteur de la reconstruction, qu’ils estiment plus lente qu’après la guerre de 1991, et en blâment les États-Unis.
« Les Américains ont créé le chaos », a estimé Sadi al-Taï, un ancien ingénieur, qui travaille comme chercheur à Bruxelles.
George Chamoun et Élie Abou Assaf, des hommes d’affaires libanais venus prospecter le marché irakien, estiment n’être pas en mesure d’investir dans le pays sans rétablissement de la sécurité et d’une autorité réelle.
« Nous ne savons pas tout simplement qui est en charge de quoi, et de ce fait nous ne cherchons pas encore de gros projets », a dit M. Chamoun.
Pour sa part, M. Abou Assaf a indiqué qu’« il existe d’énormes opportunités » mais déploré l’insécurité, les vides juridiques et les difficultés d’acheminement et de distribution des marchandises.
Les autorités intérimaires irakiennes et les forces de la coalition qui ont renversé le régime de Saddam Hussein s’efforcent de relancer l’économie, une œuvre lente et entravée par l’insécurité.Trois dates marquent déjà l’ère de l’après-guerre. En mai, le Conseil de sécurité de l’Onu a mis fin à douze ans de sanctions économiques imposées à l’Irak depuis son invasion du Koweït.Deux mois plus tard, l’Autorité provisoire de la coalition a installé un Conseil de gouvernement composé de 25 Irakiens, qui a formé à son tour un cabinet de 25 ministres pour assumer la reconstruction du pays.« Jusqu’ici, le progrès est limité car la première phase a été marquée par la lutte (contre l’insécurité) plutôt que par la reconstruction », a déclaré Samir Soumaidy, membre du Conseil de...