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Changes et Bourses Reprise technique du dollar et des Bourses


Le dollar s’est un peu raffermi hier sur les marchés des changes internationaux alors que l’euro était sous pression à cause de prises de bénéfices. La monnaie unique, qui avait grimpé dans la matinée jusqu’à 1,1375 $, s’est repliée ensuite, car le sentiment sur le marché est redevenu favorable au billet vert. Mais, il n’en demeure pas moins qu’en l’absence d’indicateurs importants l’euro est resté au-dessus du seuil important de 1,1325 $, témoignant que ce qui s’est produit hier est purement technique. De ce fait, le marché a manqué d’orientation claire, s’inquiétant d’un côté de la vigueur de la reprise aux États-Unis et de l’autre du pessimisme des autorités allemandes sur les perspectives conjoncturelles de la première économie européenne. À cet égard, les investisseurs ont suivi avec attention hier le discours du directeur de la Fed, Ben Bernanke, devant l’université de Californie, dans lequel il a estimé que le plus dur semble passé pour l’économie US, mais que le marasme entretenu par l’Irak a débouché sur une reprise molle où l’emploi reste le grand perdant. Et d’ajouter que la vraie question reste de savoir quand les embauches vont reprendre et à quel rythme, remarquant que depuis un an et demi les États-Unis vivent une croissance sans emplois, car les entreprises veulent voir une demande forte avant de se mettre à embaucher. De son côté, la Bundesbank a révisé à la hausse le recul des commandes dans l’industrie allemande en mai de 2,2 à 2,6 % par rapport à avril, alors que l’Office allemand du travail laissait entendre que le nombre des chômeurs en Allemagne, actuellement à 4,407 millions de personnes, pourrait atteindre le seuil de 5 millions début 2004 si le 2e semestre réserve de mauvaises surprises économiques. Dans ces conditions, et eu égard aussi à la publication de l’enquête de la Confédération de l’industrie britannique, faisant état d’une baisse des commandes, de la production et des emplois au 2e trimestre, les opérateurs ont estimé devoir rester sur la défensive. En effet, le dollar s’est finalement négocié à New York sur un ton prudemment soutenu à 1,1330 pour un euro contre 1,1350 la veille, à 1,5980 pour un sterling contre 1,6010, à 1,3615 FS contre 1,3535 et à 119,10 yens contre 118,45.
En Bourse, les marchés américains ont rebondi hier après leur net repli de la veille, encouragés par des résultats de sociétés satisfaisants comme Texas Inst., UPS, Colgate... Les opérateurs ont été, en outre, sensibilisés par les informations, selon lesquelles que les deux fils de Saddam Hussein ont été tués à Mossoul. En clôture, Wall Street a gagné 0,68 % à 9 158,45 points et le Nasdaq 1,46 % à 1 706,02 points.
Les Bourses européennes ont fini aussi en hausse dans le sillage des marchés US, grâce au soutien des valeurs bancaires, pharmaceutiques et de la haute technologie. C’est ainsi que l’Extra Dax s’est adjugé en hausse de 0,95 % à 3 318,15 points, le Footsie de 0,88 % à 4 079,70 points et le CAC 40 de 0,38 % à 3 092,62 points. À Beyrouth, le dollar est resté recherché au haut de la fourchette d’intervention de la BDL à des fins de placements aux certificats de dépôts émis par elle à des taux d’intérêt élevés. Mais après le maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514 LL.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 4 482 actions C de la Byblos Bank et de 5 000 actions de Holcim de 1,65 à 1,61 $ et de 0,60 à 0,59 $ respectivement, alors que 6 835 actions A de Solidere se sont maintenues à 4,90 $.
Élie KAHWAGI
Le dollar s’est un peu raffermi hier sur les marchés des changes internationaux alors que l’euro était sous pression à cause de prises de bénéfices. La monnaie unique, qui avait grimpé dans la matinée jusqu’à 1,1375 $, s’est repliée ensuite, car le sentiment sur le marché est redevenu favorable au billet vert. Mais, il n’en demeure pas moins qu’en l’absence d’indicateurs importants l’euro est resté au-dessus du seuil important de 1,1325 $, témoignant que ce qui s’est produit hier est purement technique. De ce fait, le marché a manqué d’orientation claire, s’inquiétant d’un côté de la vigueur de la reprise aux États-Unis et de l’autre du pessimisme des autorités allemandes sur les perspectives conjoncturelles de la première économie européenne. À cet égard, les investisseurs ont suivi...