La première journée est étalée sur trois jours, le Milan AC ayant obtenu de jouer lundi, en raison de la finale de la Supercoupe d’Europe que le club milanais dispute contre le FC Porto ce soir, au stade Louis-II de Monaco. Comme souvent ces dernières années, le coup d’envoi officiel a été précédé par plusieurs affaires qui ont secoué le monde déjà passablement agité du Calcio. L’affaire des garanties bancaires présumées fausses, présentées par l’AS Rome ainsi que par Naples (2e div.) et Spal Ferrara (3e div.), fait l’objet de plusieurs enquêtes, dont l’une du parquet de Rome. Celle du club de Catane, d’abord rétrogradé par mesure disciplinaire pour irrégularités sur une feuille de match mais réadmis par la justice ordinaire. Cet imbroglio a abouti à l’élargissement à 24 clubs de la deuxième division. Enfin, la contestation de certains « petits clubs » encore sans contrat de télévision, après leur refus d’accepter des conditions jugées peu avantageuses de la part de Gioco Calcio, la nouvelle chaîne de télévision de la Ligue.
La plus complète
et la mieux armée
La Juve fait donc encore figure de favorite dans la course au « scudetto ».
Sur la lancée de ses deux titres consécutifs, l’équipe turinoise paraît cette fois encore la plus complète et la mieux armée du lot. Selon une habitude de la maison, les dirigeants n’ont fait aucune folie sur le marché des transferts, conservant intacte l’ossature de la saison dernière. Ils ont tout juste renforcé un peu leur effectif avec le recrutement d’un défenseur, Nicola Legrottaglie (Chievo Vérone), d’un milieu, Stephan Appiah (Parme) et d’un attaquant de poche, Fabrizio Miccoli (Pérouse), déjà très en vue durant l’intersaison. L’Inter Milan et le Milan AC, respectivement 2e et 3e la saison dernière, devraient être une fois de plus les adversaires principaux de la « Vecchia Signora ».
La formation championne d’Europe en titre, après son succès en finale à Manchester sur... la Juventus, n’a pas été très active non plus sur le marché, préférant axer son effort sur la continuité.
Miser sur les individualités
Le Milan AC a cependant étoffé son effectif avec l’arrivée des défenseurs brésiliens Leite Kaka et Marcos Cafu (AS Rome), conservant sa puissance de feu devant avec Filippo Inzaghi, l’Ukrainien Andrei Chevchenko et le Portugais Rui Costa.
L’Inter aussi, à l’instar de la plupart des clubs, n’a pas consenti de gros efforts, tablant également sur une certaine continuité dans sa politique.
Le président Massimo Moratti a même laissé partir le fer de lance de sa ligne d’attaque, l’Argentin Hernan Crespo, pour Chelsea, sans d’ailleurs chercher à le remplacer. L’Inter, à défaut d’un jeu collectif bien au point, misera encore une fois sur ses grandes individualités, Christian Vieri et l’Uruguayen Alvaro Recoba en tête. La Lazio Rome, qui vient de se qualifier avec brio pour la Ligue des champions et qui avait fait longtemps la course en tête la saison dernière, semble posséder les atouts nécessaires, défense solide, bon milieu de terrain et ligne d’attaque percutante, pour jouer le titre jusqu’au bout. Les autres formations devront se contenter de jouer les trouble-fêtes. L’AS Rome, championne en 2001, ne paraît pas cette saison encore en mesure de faire mieux que l’année dernière, en dépit du talent de son capitaine Francesco Totti, au demeurant assez isolé.


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