Rechercher
Rechercher

Actualités

Le PSG veut tourner définitivement la page Yakin

Le Paris-Saint-Germain a demandé officiellement hier l’annulation du contrat de transfert de l’international Suisse Hakan Yakin, un joueur talentueux, très doué professionnellement mais très mal conseillé par un entourage pléthorique.
Même s’il estime avoir subi un préjudice, le PSG entend ne pas polémiquer sur ce dossier qui pourrait connaître un dénouement rapide, les positions des trois protagonistes de ce dossier n’étant finalement pas si éloignées.
Le 24 juillet, lors de la traditionnelle visite médicale, Yakin signalait quelques broutilles sur son passé médical, signant le document confirmant qu’il était apte à évoluer au haut niveau. Mais, en faisant cela, il omettait de faire état de ses problèmes récurrents aux adducteurs depuis de longs mois, qui, le 16 juillet dernier, l’avaient encore obligé à quitter le terrain lors d’un match avec Bâle. Première faute professionnelle selon le PSG.
Contraint de reconnaître cette douleur à la veille de son premier entraînement, Yakin faisait alors état d’une double hernie inguinale nécessitant, selon son médecin traitant, une opération rapide.
Malgré les conseils de ses dirigeants « c’est quand même la première fois qu’un joueur se fait opérer contre l’avis de son club. D’habitude c’est le contraire », commente encore surpris le président Francis Graille, et les conseils d’éminents spécialistes, Yakin passe outre. Il part discrètement en Suisse, sans en informer ses dirigeants, et se fait opérer « dans la précipitation ». Deuxième faute professionnelle explique le PSG, pour manquement au règlement interne du club.

Ribambelle de conseillers
« Nous sommes de bonne foi. Nous n’avons jamais cherché à ennuyer le joueur. On lui a laissé toutes les possibilités », regrette Francis Graille. Les dirigeants parisiens ne vont même pas chercher à creuser plus loin dans la véritable volonté de Yakin, qui a signé au PSG pour des conditions financières inférieures à celles qu’il avait à Bâle, et qui a fait preuve de beaucoup de précipitation à l’heure de se faire opérer. Constatant seulement que « le joueur n’était pas apte à exercer une activité sportive de haut niveau au jour de la signature de son contrat », le 4 août, le PSG demande aux diverses instances l’annulation d’un contrat qui n’avait d’ailleurs pas encore été homologué.
Or, comme le souligne Joseph Zindel, porte-parole de la présidente du FC Bâle Mme Gigi Oeri, rendre le million d’euros déjà versé par le PSG « est un problème secondaire qui peut trouver une solution ».
En fait, le véritable problème du FC Bâle, mais aussi de la Fédération Suisse dont l’équipe est bâtie autour de son stratège, est de savoir si Yakin sera qualifié pour rejouer avec un autre club que le PSG et, donc, par conséquence, être opérationnel pour la sélection nationale.
Selon l’article 6, alinéa 4 du statut du joueur des règlements de la Fifa, la Fédération française (FFF) aurait dû demander un certificat international de transfert au FC Bâle avant de transmettre le dossier à la Fifa pour homologation. Or, cela n’avait pas encore été fait, le joueur n’ayant pas obtenu son permis de travail en France, ce qui laisse la porte ouverte à un arrangement à l’amiable entre les diverses parties.
Dans le cas contraire, Me André Soulier et un avocat Bruxellois seraient chargés de défendre les intérêts du PSG devant les instances internationales.
En fait, c’est Yakin, entouré « par une ribambelle de conseillers en tous genres », qui risque de payer les pots cassés « d’une attitude peu cohérente et pour le moins ambiguë », comme le souligne l’éditorialiste du quotidien Suisse Le Temps.
Le Paris-Saint-Germain a demandé officiellement hier l’annulation du contrat de transfert de l’international Suisse Hakan Yakin, un joueur talentueux, très doué professionnellement mais très mal conseillé par un entourage pléthorique.Même s’il estime avoir subi un préjudice, le PSG entend ne pas polémiquer sur ce dossier qui pourrait connaître un dénouement rapide, les positions des trois protagonistes de ce dossier n’étant finalement pas si éloignées.Le 24 juillet, lors de la traditionnelle visite médicale, Yakin signalait quelques broutilles sur son passé médical, signant le document confirmant qu’il était apte à évoluer au haut niveau. Mais, en faisant cela, il omettait de faire état de ses problèmes récurrents aux adducteurs depuis de longs mois, qui, le 16 juillet dernier, l’avaient encore obligé...