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Un dur de l’ancien régime

L’ancien vice-président irakien Taha Yassine Ramadan faisait partie du cercle d’intimes de Saddam Hussein et était impliqué dans la plupart des décisions importantes du régime.
Appartenant à la communauté arabe sunnite, il est né à Mossoul il y a 64 ans d’un père jardinier. En 1970, il avait fondé « l’armée populaire », la milice du parti Baas. Il était également membre du Commandement central de la révolution (CCR), la plus haute instance dirigeante de l’Irak. Vice-président depuis 1991, il a été l’un des plus farouches critiques des inspecteurs en désarmement de l’Onu.
Connu pour la brutalité de son langage, Taha Yassine Ramadan passe pour avoir déclaré alors qu’il était ministre de l’Industrie dans les années 1970 : « Je ne connais rien à l’industrie, mais ce que je sais, c’est que celui qui ne travaillera pas dur sera exécuté. »
Il avait également suggéré que Saddam Hussein et le président George W. Bush règlent leurs différends dans un duel avec les armes de leur choix.
Amateur de cigares, les yeux soulignés de profonds cernes, cet émissaire privilégié de Saddam Hussein avait accompli de nombreuses missions à l’étranger, notamment dans le monde arabe, pour défendre le point de vue irakien. Taha Yassine Ramadan présidait également le Comité national chargé de distribuer les crédits à chaque ministère, dans le cadre de la résolution onusienne « pétrole contre nourriture ». C’est lui que les diplomates cherchaient à rencontrer afin de faire passer un message à Saddam Hussein. Il avait un rôle décisif pour l’attribution des contrats.
Il avait été accusé par des Irakiens en exil de crimes contre l’humanité, notamment dans son implication dans le meurtre de centaines de Kurdes en 1988.
Pour sa part, il avait accusé d’« espionnage », en septembre 2001, cinq des dix fonctionnaires de l’Onu que son pays avait expulsés au cours des mois précédents.
En mars 2002, Taha Yassine Ramadan avait appelé au « jihad », la guerre sainte, contre Israël et au rejet de toute normalisation avec l’État hébreu.
Il avait déclaré en janvier 2002 que « s’il y a un seul terroriste au monde, c’est l’Amérique », taxant deux mois plus tard le président américain George W. Bush de « criminel ».
L’ancien vice-président irakien Taha Yassine Ramadan faisait partie du cercle d’intimes de Saddam Hussein et était impliqué dans la plupart des décisions importantes du régime.Appartenant à la communauté arabe sunnite, il est né à Mossoul il y a 64 ans d’un père jardinier. En 1970, il avait fondé « l’armée populaire », la milice du parti Baas. Il était également membre du Commandement central de la révolution (CCR), la plus haute instance dirigeante de l’Irak. Vice-président depuis 1991, il a été l’un des plus farouches critiques des inspecteurs en désarmement de l’Onu.Connu pour la brutalité de son langage, Taha Yassine Ramadan passe pour avoir déclaré alors qu’il était ministre de l’Industrie dans les années 1970 : « Je ne connais rien à l’industrie, mais ce que je sais, c’est que celui...