Le dollar n’a pas réussi à maintenir tous ses gains face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, la publication d’indicateurs économiques mitigés de part et d’autre de l’Atlantique ayant frappé les marchés des changes d’hésitation. À cet égard, les opérateurs ont été déçus par la baisse de l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie US établi par l’Université du Michigan de 90,9 points en juillet à 90,2 points en août, alors que les analystes tablaient en moyenne sur 91,5 points, cela d’autant que la consommation représente les 2/3 de l’économie. Un peu plus tôt, ils étaient, au contraire, rassurés par la nouvelle hausse de 1,5 % des mises en chantier de logements aux États-Unis en juillet pour atteindre 1,872 million d’unités en rythme annuel, soit le plus haut niveau depuis avril 1986, dans la mesure où ce secteur constitue le principal moteur de la reprise. Il en est de même pour la zone euro avec la déception causée après l’annonce par Eurostat que la production industrielle dans cette région a baissé de 0,1 % en juin par rapport à mai et de 1,6 % sur un an, ainsi que de l’inflation qui a reculé de 0,2 % en juillet et de 1,9 % sur un an, en raison de l’affaiblissement de la demande intérieure, signe avant-coureur d’une récession. Ce phénomène est venu ainsi reléguer au second plan la hausse plus forte que prévu de l’indice ZEW, mesurant les prévisions de conjoncture en Allemagne, de 41,9 points en juillet à 52,5 points en août. La conviction largement répandue selon laquelle le cycle de croissance aux États-Unis est à un stade plus avancé que dans la zone euro n’a pas donc aidé la monnaie unique à se reprendre, sans pour autant permettre au dollar de préserver tous ses gains face à l’euro. Celui-ci, qui était tombé jusqu’à 1,1055 $, devait manifester ensuite une grande résistance à la baisse au-dessous du seuil de 1,11 $. C’est ainsi qu’à New York, le dollar devait se négocier finalement sur un ton hésitant à 1,1140 pour un euro contre 1,1150 la veille, à 1,5875 pour un sterling contre 1,5910, à 1,3885 FS contre 1,3890 et à 118,25 yens contre 119,50.
En Bourse, les marchés américains étaient aussi mitigés, Wall Street prenant seulement 0,17 % à 9 428,90 points après un mauvais départ, alors que le Nasdaq continuait sur sa lancée de la veille avec un gain de 1,24 % à 1 760,99 points. La performance des valeurs technologiques, après les commentaires positifs de Gartner concernant le marché des semi-conducteurs, a donc dépassé celle des valeurs traditionnelles affectées par les mauvais chiffres de l’indice des consommateurs et la baisse de 0,5 % des ventes des chaînes de magasins US la semaine dernière.
Phénomène identique en Europe, où les Bourses ont évolué dans les deux sens. D’un côté, le CAC 40 a gagné seulement 0,29 % à 3 310,70 points et, de l’autre, le Footsie a cédé 0,5 % à 4 250,80 points et l’Extra Dax 0,08 % à 3 504,53 points. À Beyrouth, la demande du dollar est restée sensible au haut de la fourchette d’intervention de la BDL à des fins de placement dans les certificats de dépôt en LL émis par elle. Mais avec le maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514 LL.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 9 398 actions A de Solidere de 4,52 à 4,50 $, de 1 600 actions C de la Byblos Bank de 1,73 à 1,67 $, et la hausse de 5 000 actions B de Solidere de 4,73 à 4,90 $ ainsi que de 20 actions C de la Banque Audi de 17,50 à 18 $.
Élie KAHWAGI
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