Selon le journal, M. Mofaz insiste pour que le tracé d’un prochain tronçon s’enfonce profondément en Cisjordanie afin de protéger les colonies d’Ariel et de Kédoumim à une vingtaine de kilomètres à l’est de la « ligne verte » de démarcation entre Israël et la Cisjordanie. M. Sharon, davantage sensible aux pressions américaines, envisage pour sa part des alternatives pour que le prochain tronçon de l’ouvrage inclue moins de terres palestiniennes.
Le directeur général du ministère de la Défense, Amos Yaron, a proposé selon le journal que le prochain tracé épouse la « ligne verte » mais qu’en plus une clôture spéciale soit construite autour d’Ariel. De source officielle israélienne, on se contentait d’indiquer hier qu’il ne s’agit à ce stade que de projets qui n’ont pas encore été approuvés par le gouvernement.
Le président américain George W. Bush avait estimé vendredi dernier que la construction de cette ligne compliquait la possibilité de créer un État palestinien. L’État hébreu a annoncé le 31 juillet l’achèvement des travaux de construction du premier tronçon (140 km) de cette ligne destinée officiellement à empêcher des « infiltrations terroristes » en Israël.
Appelée en Israël « clôture de sécurité » ou « clôture de séparation », cet ouvrage était censé au départ longer la « ligne verte », mais il s’enfonce dès à présent de plusieurs centaines de mètres à plusieurs kilomètres en Cisjordanie.
La ligne, dénoncée par les Palestiniens comme un « mur de l’apartheid », est constituée d’ouvrages d’une largeur pouvant atteindre des dizaines de mètres, dont une clôture électronique, des pistes de patrouille, des fossés antichars et, par endroits, une muraille de béton de huit mètres de haut.

