Le dollar a continué sur sa lancée de la semaine dernière face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, les cambistes privilégiant, en l’absence d’indicateurs importants hier, les bonnes perspectives conjoncturelles de l’économie US. La hausse sensible de 0,5 % de la production industrielle aux États-Unis en juillet et la baisse de 4,8 % du déficit commercial US en juin, consécutivement à l’augmentation de 2,3 % des exportations US, ont donc rassuré les investisseurs, qui attendent aujourd’hui une confirmation de la reprise. À cet égard, ils commencent d’ores et déjà à anticiper une nouvelle hausse des mises en chantier de logements aux États-Unis en juillet après celle de 3,7 % en juin et un indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan à 91,5 points en août après 90,9 points en juillet. De plus, la nette progression de la Bourse américaine est venue renforcer le sentiment positif à l’égard du billet vert. De son côté, l’euro a souffert de l’annonce par la Bundesbank, dans son rapport d’août, que le déficit public de l’Allemagne risque de dépasser à nouveau en 2004 le seuil limite de 3 % du PIB allemand après 3,5 % en 2003 et 3,6 % en 2002, en raison du vaste programme de baisse d’impôts qui devrait avoir pour effet de réduire de 15 mds EUR les rentrées fiscales de ce pays. Cela d’autant que le commissaire européen aux Affaires économiques, Pedro Solbes, faisait savoir hier que la Commission européenne pourrait entamer dès l’automne une procédure pour déficit excessif contre l’Allemagne si celle-ci ne ramène pas son déficit public l’an prochain sous la barre de 3 % du PIB, fixé par le pacte de stabilité. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar ne tardait pas à être activement recherché en ce début de semaine, se négociant finalement à New York à 1,1150 pour un euro contre 1,1260 vendredi dernier, à 1,5905 pour un sterling contre 1,5960, à 1,3890 FS contre 1,3715 et à 119,50 yens contre 119,15.
Fermeté des Bourses sous la conduite de Wall Street
En Bourse, les marchés américains des actions étaient en nette hausse, un sentiment positif dominant la place après la panne d’électricité et dans la foulée de bonnes nouvelles économiques de la semaine dernière. L’annonce par le n° 1 mondial de la distribution Wal Mart que cette panne d’électricité n’aura pas d’impact sur son résultat ou même ses ventes a soutenu la tendance ainsi que les statistiques du cabinet Gartner faisant état d’une hausse de 11,2 % des ventes mondiales des semi-conducteurs en 2003. En clôture, Wall Street a regagné 0,97 % à 9 412,45 points et le Nasdaq 2,2 % à 1 739,49 points. Phénomène identique en Europe où toutes les Bourses, encouragées par la détente de l’euro et des espoirs grandissants de rebond de l’économie US, ont fini en hausse. Le CAC 40 a pris 0,67 % à 3 301,08 points, l’Extra Dax 1,84 % à 3 507,23 points et le Footsie 0,58 % à 4 272,10 points.
À Beyrouth, le dollar continuait à être recherché au haut de la fourchette d’intervention de la BDL à des fins de placement dans les certificats de dépôt en LL émis par elle. Le maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL a servi encore une fois à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL pendant qu’il se négociait sur le marché interbancaire à 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, la séance d’hier s’est limitée à la négociation de 22 877 actions A de Solidere à 4,52 $ chacune contre 4,69 $ vendredi dernier, dans un marché creux sur le restant de la cote.
Élie KAHWAGI
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