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Les ventes de détail aux USA plaident pour la reprise

Les ventes de détail ont fortement progressé en juillet aux États-Unis, confirmant un peu plus l’imminence d’une reprise forte aux yeux des investisseurs qui, ignorant les propos lénifiants de la Fed mardi, ont fait bondir les taux sur le marché obligataire.
Les ventes de détail de juillet ont surpris les analystes par leur vigueur, avec une hausse de 1,4 % contre 1 % attendu par les marchés. Même hors automobiles, la hausse a été de 0,8 %, selon les chiffres publiés hier par le département du Commerce.
Ces chiffres, reflet de l’appétit des consommateurs à dépenser, sont d’autant plus encourageants que les ventes de juin ont également été revues en nette hausse, à +0,9 % contre +0,5 % annoncé initialement.
« C’est une pièce de plus dans le puzzle de la reprise », a estimé Sal Guatieri du groupe financier BMO, en soulignant que presque tous les secteurs de la distribution avaient affiché une bonne santé. Dans l’automobile surtout, la hausse a été forte (+3,2 %), les consommateurs tirant avantage de la guerre des prix entre constructeurs.
Selon M. Guatieri, « les baisses d’impôts ont de toute évidence joué un grand rôle dans la hausse des dépenses », avec les premiers chèques de remise d’impôts arrivés dans les boîtes aux lettres.
De plus, « les ménages font bon usage de la masse d’argent qui leur vient de tous les refinancements du printemps et du début de l’été », ajoute l’économiste indépendant Joel Naroff.
« Les dépenses de consommation semblent en passe d’atteindre une hausse de 3 à 4 % au 3e trimestre, et cela devrait pousser la croissance du produit intérieur brut jusqu’à 3,7% au cours du trimestre », estime M. Guatieri.
N’était le chômage, qui refuse de repasser sous la barre des 6 %, la reprise semble en effet bien engagée aux États-Unis, puisque les entreprises aussi se remettent à investir.
Devant ces bons chiffres, « la question intéressante va être de voir si les marchés obligataires regardent les fondamentaux économiques ou s’ils écoutent l’opinion de la Fed sur l’inflation », a ajouté M. Naroff.
La Réserve fédérale (Fed) s’est inquiétée mardi d’un ralentissement de l’inflation et s’est dit prête à maintenir ses taux à un bas niveau « pendant une période considérable ».
L’engagement, fort inhabituel de la part de la Banque centrale, a été interprété comme un effort de transparence et une tentative de juguler la hausse des taux sur le marché obligataire.
Mais les marchés semblent passer outre à l’engagement de la Banque centrale. Peut-être la reprise est-elle mieux ancrée que le croit la Fed, ou bien les marchés doutent de son engagement. S’il s’avère que sa crédibilité est entamée, il restera en tout cas peu d’outils à la Banque centrale, maintenant que ses taux sont proches de zéro.
Les ventes de détail ont fortement progressé en juillet aux États-Unis, confirmant un peu plus l’imminence d’une reprise forte aux yeux des investisseurs qui, ignorant les propos lénifiants de la Fed mardi, ont fait bondir les taux sur le marché obligataire.Les ventes de détail de juillet ont surpris les analystes par leur vigueur, avec une hausse de 1,4 % contre 1 % attendu par les marchés. Même hors automobiles, la hausse a été de 0,8 %, selon les chiffres publiés hier par le département du Commerce.Ces chiffres, reflet de l’appétit des consommateurs à dépenser, sont d’autant plus encourageants que les ventes de juin ont également été revues en nette hausse, à +0,9 % contre +0,5 % annoncé initialement.« C’est une pièce de plus dans le puzzle de la reprise », a estimé Sal Guatieri du groupe financier...