« Nous sommes convaincus qu’il faut maintenant envoyer un signal clair, mais également respectueux, à l’Iran sur la nécessité de poursuivre et d’élargir sa coopération avec l’AIEA » (l’Agence internationale de l’énergie atomique), a déclaré Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse commune avec George W. Bush.
Les deux hommes étaient réunis depuis vendredi à Camp David, la résidence de campagne des présidents américains. « La chose la plus importante qui sort de cette réunion est la réaffirmation de notre ambition commune de convaincre l’Iran d’abandonner ses ambitions, ainsi que de travailler avec d’autres pays pour qu’il y ait une voix commune sur cette question », a déclaré M. Bush. Le président américain a déclaré qu’il jugeait « très satisfaisante » la teneur de ses discussions avec M. Poutine sur la question de l’Iran.
Moscou apporte une aide technologique à Téhéran pour la construction d’une centrale nucléaire à usage civil, à Bouchehr (sud de l’Iran).
L’Administration Bush insiste pour que Moscou exige de Téhéran des garanties très strictes pour que cette installation ne soit pas utilisée à des fins militaires.
Les deux dirigeants ont également appelé la Corée du Nord à arrêter son programme de développement d’armes nucléaires.
« Nous exhortons fermement la Corée du Nord d’arrêter ses programmes nucléaires de façon complète, irréversible et vérifiable », a souligné M. Bush. M. Poutine a toutefois estimé que des « garanties de sécurité » devaient être données à Pyongyang.
Sur l’Irak, le président russe s’est montré prudent, refusant notamment de s’engager sur une éventuelle aide que Moscou pourrait apporter à Washington pour stabiliser et reconstruire ce pays. Il a affirmé que la Russie souhaitait que la situation soit normalisée dans ce pays « aussi vite que possible ».
« En même temps, nous comprenons que c’est un processus très complexe qui doit être fondé sur des bases légales et administratives solides et qui doit se dérouler étape par étape. Le degré et l’ampleur de la participation russe seront déterminés après que nous aurons pris connaissance des paramètres de la nouvelle résolution sur l’Irak », a-t-il ajouté.
Le projet de texte de cette résolution, qui vise à élargir le rôle de l’Onu en Irak, a été soumis par Washington au Conseil de sécurité des Nations unies début septembre mais n’a toujours pas été voté.


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