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En chute libre dans les sondages, Tony Blair persiste et signe

Affaibli par l’affaire Kelly et une avalanche de sondages négatifs, Tony Blair ne montre aucun signe de repentance, écartant l’idée d’un départ prématuré de Downing Street et répétant inlassablement le même discours, que ce soit sur l’Irak, les OGM ou l’euro.
« Je referais exactement la même chose » en Irak si c’était à refaire, « je ne m’excuserai pas pour ce que nous avons fait et je suis fier de ce que nous avons fait » : à l’heure d’affronter les rangs travaillistes, pour le congrès annuel du Labour, à Bournemouth, le Premier ministre britannique n’a pas cédé le moindre pouce de terrain dimanche matin, dans un entretien à la BBC.
Les dizaines de milliers de personnes rassemblées samedi au cœur de Londres pour une énième manifestation contre la guerre en Irak ne l’ont visiblement pas fait changer d’opinion : « Saddam Hussein avait des armes de destruction massive », même si celles-ci restent toujours introuvables, et « le monde est plus sûr » maintenant qu’il a été délogé du pouvoir.
Pas question non plus pour Tony Blair d’écouter les 81 % de Britanniques qui, selon un sondage YouGov pour le journal dominical The Observer, estiment qu’il avait « exagéré » la menace irakienne, que ce soit de façon délibérée (37 %) ou involontaire (44 %) : « Il faut, dit-il, laisser les sondages monter et descendre, on ne peut pas faire le boulot de Premier ministre si on doit le faire en fonction des sondages quotidiens. » Une certitude : Tony Blair n’a pas la moindre envie de quitter Downing Street, même si les Britanniques seraient 48 % à vouloir son départ (institut ICM). Plus gênante, l’hypothèse d’un départ anticipé de Tony Blair est acceptée par 41 % des 301 membres du Labour sondés par YouGov à Bournemouth. Écartant l’idée de jeter l’éponge avant les prochaines élections générales, prévues au plus tard à la mi-2006, le Premier ministre a également rejeté l’hypothèse d’un départ après ces élections. Selon l’institut YouGov pour le Sunday Times, seuls 30 % des électeurs britanniques ont aujourd’hui l’intention de voter travailliste, le Labour se retrouvant à trois points des conservateurs, au coude-à-coude avec les libéraux-démocrates.
Affaibli par l’affaire Kelly et une avalanche de sondages négatifs, Tony Blair ne montre aucun signe de repentance, écartant l’idée d’un départ prématuré de Downing Street et répétant inlassablement le même discours, que ce soit sur l’Irak, les OGM ou l’euro.« Je referais exactement la même chose » en Irak si c’était à refaire, « je ne m’excuserai pas pour ce que nous avons fait et je suis fier de ce que nous avons fait » : à l’heure d’affronter les rangs travaillistes, pour le congrès annuel du Labour, à Bournemouth, le Premier ministre britannique n’a pas cédé le moindre pouce de terrain dimanche matin, dans un entretien à la BBC.Les dizaines de milliers de personnes rassemblées samedi au cœur de Londres pour une énième manifestation contre la guerre en Irak ne l’ont visiblement pas fait...