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L’État hébreu examine des alternatives au tracé de la ligne de sécurité

Un haut responsable israélien a indiqué hier que son pays examinait des alternatives au tracé des prochains tronçons de la ligne de sécurité en cours de construction le long de la Cisjordanie, compte tenu des critiques américaines. « Il est possible de trouver des alternatives au tracé futur de la clôture, compte tenu des remarques américaines et de la volonté clairement exprimée par le Premier ministre israélien Ariel Sharon de minimiser autant que possible les dommages infligés par sa construction aux Palestiniens », a déclaré ce haut responsable qui a requis l’anonymat.
Il a mentionné à ce sujet la possibilité d’un changement du tracé prévu initialement, afin que le prochain tronçon de l’ouvrage ne s’enfonce pas d’une vingtaine de kilomètres en Cisjordanie pour protéger la colonie juive d’Ariel. « Il n’est pas question de modifier le tracé de ce qui a été construit, mais aucune décision n’a été prise encore concernant la suite des travaux », a-t-il dit.
L’État hébreu a annoncé le 31 juillet l’achèvement des travaux de construction du premier tronçon de 140 km de cette ligne destinée officiellement à empêcher des « infiltrations terroristes » en Israël.
Appelée en Israël « clôture de sécurité », elle est dénoncée par les Palestiniens comme un « mur de l’apartheid ». Elle est constituée d’ouvrages d’une largeur pouvant atteindre des dizaines de mètres, dont une clôture électronique, des pistes de patrouille, des fossés antichars et, par endroits, une muraille de béton de huit mètres de haut. Le ministre israélien du Commerce et de l’Industrie Ehud Olmert a minimisé vendredi les divergences avec les États-Unis sur la ligne de sécurité après les inquiétudes exprimées de nouveau jeudi par le secrétaire d’État Colin Powell concernant son tracé. « Les divergences ne portent que sur des segments » de la ligne, essentiellement sur le fait qu’elle s’enfoncerait d’une vingtaine de km en Cisjordanie pour qu’elle protège la colonie d’Ariel et des colonies proches, a déclaré M. Olmert à la radio militaire.
Il a assuré qu’Israël ferait son possible pour réduire ces divergences. M. Powell a déclaré craindre que cet ouvrage, qui en certains endroits empiète déjà de plusieurs kilomètres sur la ligne verte de 1967 séparant Israël de la Cisjordanie, ne complique les négociations sur la délimitation des frontières d’un futur État palestinien.
Pour faire pression sur Israël, le département d’État a indiqué examiner la possibilité de sanctions sous forme d’une réduction de garanties de crédit accordées à l’État hébreu, à hauteur du montant des sommes dépensées pour la construction de la clôture à l’est de la frontière de 1967.
Un haut responsable israélien a indiqué hier que son pays examinait des alternatives au tracé des prochains tronçons de la ligne de sécurité en cours de construction le long de la Cisjordanie, compte tenu des critiques américaines. « Il est possible de trouver des alternatives au tracé futur de la clôture, compte tenu des remarques américaines et de la volonté clairement exprimée par le Premier ministre israélien Ariel Sharon de minimiser autant que possible les dommages infligés par sa construction aux Palestiniens », a déclaré ce haut responsable qui a requis l’anonymat.Il a mentionné à ce sujet la possibilité d’un changement du tracé prévu initialement, afin que le prochain tronçon de l’ouvrage ne s’enfonce pas d’une vingtaine de kilomètres en Cisjordanie pour protéger la colonie juive d’Ariel. «...