Déjà, l’an dernier, la formation lyonnaise a longtemps cherché la formule idéale dans l’entrejeu.
L’entraîneur Paul Le Guen, adepte du 4-4-2, avait initialement associé, derrière deux attaquants, trois milieux offensifs (Vikash Dhorasoo, Eric Carrière, Juninho) et un demi-défensif (Philippe Violeau ou Mahamadou Diarra).
Les résultats ont été mitigés avant un rééquilibrage en février, vers un 4-2-3-1, Dhorasoo glissant en retrait aux côtés de Violeau dans la récupération, assurant, grâce à sa technique, une meilleure transition vers un trio de milieux offensifs et une seule pointe.
Avec les recrutements du Bastiais Mickaël Essien, du Guingampais Florent Malouda, et le retour en forme de Diarra, l’OL projetait d’aligner cette saison un entrejeu plus puissant et polyvalent.
Séduisant à Gerland contre Auxerre (2-1) au Trophée des Champions, le 26 août, l’Olympique lyonnais s’est montré timoré à Lille (0-1), vendredi en ouverture de la Ligue 1.
Essien, Diarra et Violeau débutaient alors que Dhorasoo et Carrière étaient remplaçants pour la seconde fois consécutive. Efficaces devant les Auxerrois, les deux premiers ont déçu alors que le troisième est sorti à la pause au profit de Dhorasoo qui a apporté sa touche technique tout comme Carrière peu après.
Doser
Avant la Ligue des champions, l’entraîneur Paul Le Guen va devoir doser entre puissance et technique au milieu tout en ménageant les susceptibilités d’un effectif où la concurrence féroce peut parfois rejaillir sur l’ambiance au sein du groupe.
Ainsi, Vikash Dhorasoo, connu pour son franc-parler et dont le contrat se termine à la fin de la saison, s’est ouvertement étonné de ne pas figurer dans le onze de départ à Lille « après avoir été classé comme l’un des meilleurs du championnat selon les spécialistes l’an dernier ».
« Il s’agit d’être dans la bonne équipe au bon moment », répond philosophe, Eric Carrière, qui a perdu sa place chez les Bleus mais reste sur trois titres de champion consécutifs.
Ce problème de l’animation offensive est exacerbé par la blessure à une cheville de Sidney Govou, indisponible jusqu’à fin août, alors que Peguy Luyindula, seul attaquant confirmé du groupe, n’est pas totalement rétabli d’un problème à un pied, datant de la mi-juillet.
Sur le sujet, l’OL n’a pas encore la solution, comme en témoigne l’épisode rocambolesque du transfert avorté du Sud-Africain Lesley Manyathela (Orlando Pirates). Présenté par Jean-Michel Aulas comme « un élément prometteur », son bref séjour à Lyon s’est terminé dans la confusion sans qu’il ait passé ni essai ni tests médicaux. Après la pléiade de noms évoqués pendant le mois de juillet, l’arrivée d’un attaquant de renom devient de plus en plus urgent pour le champion de France.


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