Turquie Erdogan conteste les 18 expulsions décidées par l’armée
le 06 août 2003 à 00h00
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et son ministre de la Défense contestent la décision de l’armée d’expulser 18 de ses officiers sur des soupçons d’activités pro-islamistes, a rapporté hier la presse, citant le ministre de la Défense. Ces expulsions, décidées lors de la réunion annuelle du Haut conseil militaire (YAS) qui a duré trois jours, ont réveillé les tensions déjà existantes entre l’armée, résolument sécularisée, et le gouvernement, qui prend ses racines dans un parti islamiste désormais interdit. « M. Erdogan et moi exprimons des réserves concernant cette décision », a déclaré le ministre de la Défense Vecdi Gonul au quotidien Sabah. Les deux hommes politiques ont cependant accepté de signer les décisions, qui sont prises à la majorité au sein du YAS, où les militaires sont clairement en position de force. L’état-major avait annoncé lundi qu’il renvoyait 18 de ses officiers pour des « motifs disciplinaires » – un terme généralement utilisé pour désigner l’implication d’un officier dans des activités pro-islamistes. Selon la loi turque, les décisions d’expulsion prises lors de la réunion annuelle du YAS ne peuvent pas faire l’objet d’un appel, contrairement aux décisions similaires prises au cours de l’année, une distinction que refusent MM. Erdogan et Gonul. « Cela crée de l’inégalité. Nous n’aurions pas formulé de réserves si la Constitution stipulait que toutes les expulsions doivent être décidées par le Haut conseil militaire », a expliqué M. Gonul. Selon les médias, la position du Premier ministre au cours de la réunion du YAS a suscité des tensions et plusieurs généraux ont accusé le gouvernement d’encourager les mouvements pro-islamistes.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et son ministre de la Défense contestent la décision de l’armée d’expulser 18 de ses officiers sur des soupçons d’activités pro-islamistes, a rapporté hier la presse, citant le ministre de la Défense.Ces expulsions, décidées lors de la réunion annuelle du Haut conseil militaire (YAS) qui a duré trois jours, ont réveillé les tensions déjà existantes entre l’armée, résolument sécularisée, et le gouvernement, qui prend ses racines dans un parti islamiste désormais interdit. « M. Erdogan et moi exprimons des réserves concernant cette décision », a déclaré le ministre de la Défense Vecdi Gonul au quotidien Sabah.Les deux hommes politiques ont cependant accepté de signer les décisions, qui sont prises à la majorité au sein du YAS, où les militaires sont...
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