Changement de décor le lendemain avec six spéciales tracées dans les environs de Séverac-le-Château. Handicapé par sa position d’ouvreur-balayeur, Tirabassi perd le commandement au profit d’un Noël Tron très à l’aise. En manque de feeling lors de la première étape, Simon Jean-Joseph signe un meilleur temps dans la seconde étape mais observe la lutte à distance.
Les « perfs » du jour sont à mettre à l’actif des deux Clio de Barroso Sport : Emmanuel Guigou, avec deux meilleurs temps, remonte en deuxième position à 9/10e de Tron. Berenguer signe lui aussi un scratch et reste en embuscade en quatrième position, très proche du podium provisoire. À cet instant, on remarque que les structures et pilotes privés devancent les officiels. À l’entame de la dernière étape, Tron, Guigou, Tirabassi et Bérenguer se tiennent en à peine quatorze secondes ! Difficile de miser sur le bon cheval…
D’autant plus que cette journée va être riche en suspens et rebondissements : toujours aussi rapide, Guigou semble filer vers sa première victoire en S1600 lorsqu’il heurte une pierre, crève et perd toute chance de succès. Avant ce malheureux incident, Hugues de Chaunac, directeur d’Oreca, n’osait songer à la victoire : « Les dernières évolutions de liaison au sol qui nous avaient donné satisfaction en Finlande ne sont pas adaptées au terrain. On peut constater qu’avec des voitures en configuration standard, les Clio privées sont devant nous. » Dans le Volant 206, même si les émotions n’ont pas manqué, la journée vécue par Nicolas Vouilloz fut plus tranquille. Il faut dire que le Niçois avait fait l’essentiel du travail les deux premiers jours en écrasant la concurrence. Ce sont plutôt Olivier Moni et Frédéric Capucco qui allaient payer la note d’un excès de fougue. Luttant avec Vincent Pascal pour les accessits de la formule, les deux garçons sortaient de la route dans la matinée. Pascal et l’Irlandais Shaun Gallagher complètent finalement le podium. Dans la cour des grands, sur la même dernière spéciale fatale à Guigou, le sort s’acharne étrangement sur Noël Tron qui heurte une pierre lui aussi et part en tête-à-queue à vive allure. « Dans une courbe gauche en bosse négociée à 130 km/h, j’ai découvert, derrière le sommet, à l’endroit exact où devait passer ma roue, une pierre de la taille d’un ballon de basket qui n’était pas là au premier passage. Le choc a cassé la suspension et endommagé la transmission et nous a embarqué dans un 360° qui s’est bien terminé. Nous aurions pu nous faire très mal. « racontait amèrement Tron.
À l’arrivée, Tirabassi, très surpris de cette fin de rallye bouleversée, s’impose : « Je ne m’y attendais pas ! Je suis très heureux de marquer les points qui permettent à Renault de remporter le championnat des marques. Et de mon côté, je préserve un peu de suspense pour le Touquet et le Var. » Bérenguer et Guigou viennent compléter le podium et offrent le premier triplé de la saison à Renault.


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