Quelque 2 000 puits, totalisant une production théorique d’environ 2,8 millions de barils par jour (mb/j) et effective d’environ 1,5 mb/j, sont en exploitation sur une quinzaine de gisements principaux situés dans le sud, le nord et l’ouest du pays.
L’Irak dispose de 12 raffineries d’une capacité théorique de 677 000 b/j, dont Bassora dans le Sud (170 000 b/j) et Baiji dans le Nord (150 000 b/j).
Avant la guerre du Golfe en 1991, le pays exportait quelque 3,14 mb/j par quatre pipelines vers la Turquie, la Syrie et l’Arabie saoudite, et par deux terminaux sur le Golfe, dont celui de Mina al-Bakr qui peut accueillir des supertankers et charger jusqu’à 1,3 mb/j.
De l’avis de la plupart des experts, les installations pétrolières irakiennes sont délabrées à cause des dévastations de la guerre du Golfe en 1991, de l’exode de ses meilleurs techniciens et des sanctions imposées depuis 1990 par l’Onu - levées en mai -, qui ont empêché le pays d’acheter à l’étranger les matériels et les équipements nécessaires à leur entretien et à leur développement.
Le CGES estime qu’il faudra quelque cinq milliards de dollars pour la seule remise à niveau des installations.
Pour doubler la production du pays en mettant en exploitation les champs vierges de Majnoon et de West Qurna (Sud), il faut prévoir des investissements de 20 milliards de dollars, d’après le CGES.
Les champs producteurs sont exploités par l’Iraq National Oil Company, la compagnie nationale, qui a signé des accords d’exploration-production avec des compagnies russe, syrienne, algérienne, chinoise et la française TotalFinaElf.


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