Un musulman a failli être enterré à la place d’un juif à la suite d’une inversion de corps dans la chambre mortuaire de l’hôpital d’Antibes (sud de la France). La famille d’Adrien Kaziz, un juif de 80 ans, croyait lui rendre un dernier hommage au cimetière lorsqu’elle a reçu l’appel d’un agent hospitalier l’informant de cette méprise. Le cortège s’est aussitôt rendu au reposoir de l’hôpital d’Antibes où se trouvait la famille de Mohammed Derouich, 63 ans, qui, elle, s’est aperçue de l’erreur lors de la toilette mortuaire. « Il y a eu négligence, l’agent n’a pas été suffisamment attentif et vigilant. C’est une méprise que je regrette et que j’ai exprimée aux familles », a indiqué Henri Campillo le directeur de l’hôpital qui s’est dit « touché par l’esprit de compréhension mutuelle qui a régné entre les deux familles ». Selon les premiers éléments, les civières où les corps étaient entreposés ont été inversées et les bracelets d’identification n’auraient pas été contrôlés. Chaque famille a finalement pu récupérer son défunt et procéder aux obsèques.
L’insoutenable légèreté de l’être
18h10 précises samedi : un silence étonnant se fait sur le parvis de Notre-Dame et des centaines de personnes s’accroupissent soudain, commençant à dessiner par terre à la craie, sous l’œil perplexe des touristes. Cinq minutes d’absurdité au cœur de Paris. Le troisième « Flash-mob » (rassemblement éclair) parisien a rassemblé plusieurs centaines de personnes, en majorité des jeunes de 20 à 30 ans, ravies de participer à ces actions collectives incongrues organisées par Internet et apparues cet été dans plusieurs grandes villes (New York, Rome, Londres, Montréal...)
Le « Flash-mob » est « un rassemblement éclair d’internautes en un même lieu pour y entreprendre une action collective absurde », peut-on lire sur le site de Parismobs. L’intérêt d’une telle action ? « Cesser justement d’agir par intérêt ». Contactés la veille par e-mail, les « flashmobers » inscrits au site ont reçu rendez-vous peu avant 18h00 à proximité du parvis où leur a été remis le plan d’action. Généralement jeunes, sans aucun signe de reconnaissance particulier, les participants confient être venus par curiosité, suite au bouche-à-oreille, ou par plaisir, comme Maria, une commerciale de 30 ans, qui a participé aux deux précédents Flash-mobs parisiens. « Ces actions ne servent à rien, mais c’est ça qui est drôle. C’est ludique, joyeux, ça change du quotidien », explique la jeune femme.
L’air de rien, les participants investissent vers 18h00 le parvis, se mêlant aux touristes. L’action commence à 18h10, et chacun dessine avec application sur sa dalle. « Pourquoi faites-vous ça ? » demande un passant intrigué. « Parce que c’est sympathique. Parce que c’est artistique », répond un flashmober. Après deux minutes de crayonnage, les participants se redressent, se prennent par la main et forment un cercle immense autour du parvis, étonnamment vidé de tout passant. Lorsque les cloches de la cathédrale se mettent à sonner, à 18h15, les flashmobers, suivant les consignes, se bouchent les oreilles en criant, puis quittent les lieux sans même discuter entre eux et sans laisser d’autres traces que les dessins à la craie sur les dalles du parvis.
Le 28 août, un premier Flash-mob avait réuni sous la pyramide du Louvre une centaine de personnes qui s’étaient brusquement allongées à terre. Le 2 septembre, la foule avait rendez-vous devant Beaubourg et avait ouvert et refermé des parapluies pendant quelques minutes.
Le « poète escaladeur »
Hervé Couasnon, qui se qualifie de « poète escaladeur », a passé une partie de l’après-midi de dimanche sur la flèche d’une grue à Bordeaux, avant d’être interpellé par la police. Hervé Couasnon est monté sur la grue, en plein centre de la capitale girondine, vers 15h30. Il a alors lancé des mini-tracts sur lesquels était imprimé un poème à la gloire de la paix et de la liberté. Vers 17h30, il a été délogé par deux sapeurs-pompiers. À son retour sur la terre ferme, il a été dirigé vers un véhicule de police. En juillet 2002, Hervé Couasnon avait réussi à approcher Jean-Pierre Raffarin lors d’un discours à l’Assemblée nationale.
La bière, c’est super
Un homme visiblement éméché s’est rendu dans une station-service de Halle (nord de l’Allemagne) et s’est servi à la pompe à essence l’équivalent d’un verre de bière pour étancher sa soif, devant le personnel de l’établissement, stupéfait. Âgé de 30 ans, l’homme avait semble-t-il envie de bière, mais « il a opté pour du sans plomb. Il en a bu 0,14 litre », a précisé une porte-parole de la police. L’intéressé, qui avait consommé auparavant une dose d’alcool non quantifiée, a été transporté à l’hôpital et placé en observation. Ceci après avoir payé sa « chopine » de super, a-t-on fait remarquer.


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