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Maintenant, Loeb pense au titre (photo)

Vainqueur du rallye d’Australie, Petter Solberg tenait à rendre un vibrant hommage à son valeureux rival Sébastien Loeb (Citroën Xsara), hier à Perth.
« Sébastien a fait un super rallye. Pour quelqu’un qui n’a pas beaucoup d’expérience sur terre, chapeau ! » lançait le Norvégien. De toute part, un concert de louanges accueillait la performance du Français.
Il avait fallu en effet un mauvais choix de pneus au départ des deux dernières spéciales pour que Loeb, alors en tête, lâche prise après plus de deux jours d’une lutte, d’un duel aussi âpre que spectaculaire, laissant Solberg s’octroyer la victoire, sa deuxième cette saison, la troisième de sa carrière.
Jusque-là, tout pouvait arriver, se jouer sur un rien. « Cela a été probablement la plus formidable bataille de ces dernières années en rallye, s’extasiait David Lapworth, le directeur de Subaru. Petter et Sébastien se tenaient en une poignée de secondes. C’était comme regarder un 10 000 mètres avec un sprint dans le dernier tour. »

« Une connerie »
« On a eu de mauvaises infos météo. On a pris des gommes dures et on a été surpris par la pluie. On pensait que ce serait sec et en sortant du parc, il est tombé des cordes », racontait le pilote Citroën.
Quelques instants avant, Loeb croyait pouvoir gagner. « Je pense que si cela était resté sec, cela aurait été très serré », notait-il. Sur des routes sèches, le Français n’avait-il pas fait mieux que résister à Solberg ? Mais...
« On a fait une “connerie” dans le choix des pneus, et cela m’a pas spécialement motivé. Cela m’a même un peu découragé », confiait Loeb.
Le pilote de la Xsara avait beau attaquer, rien n’y faisait. Solberg, lui, avait fait le bon de choix de pneus. « Au bout de 10 kilomètres, il avait déjà 4 secondes d’avance et pourtant j’avais bien roulé, racontait le Français. Je ne pouvais rien faire. À ce moment-là, j’ai même baissé un peu de rythme parce que je prenais un peu de risque et tout ça pour ne pas reprendre de temps. »
« À la fin de la spéciale, on avait neuf secondes de retard, poursuivait-il. Dans la suivante, je suis reparti avec un rythme correct. Au bout de 10 kilomètres, j’avais de nouveau 4 secondes de retard. Là, j’ai dit : on arrête tout ».

« Le » favori
Battu, déçu, Loeb pouvait néanmoins afficher une certaine satisfaction. Venu pour marquer quelques points, « un ou deux », il repartait d’Australie avec une belle deuxième place, la fierté d’avoir été en tête et de s’être battu toute la course. Et surtout avec huit points de plus dans son escarcelle.
Hier d’ailleurs, chacun faisait de Loeb l’un des favoris dans la course au titre avec trois rallyes « asphalte » à venir (San Remo, Corse et Catalogne). « Le » favori même pour certains, Marcus Gronholm en tête.
Le titre ? Loeb y pense effectivement. « Oui, j’ai maintenant plus d’espoir, admettait le pilote. Il nous reste dix points par rapport à Burns (3e à Perth). Dix points, c’est une victoire. Tout reste ouvert. Normalement sur l’asphalte, la voiture marche bien, moi pas mal non plus. En plus, le RAC pour finir, j’aime bien. Alors. »
À Perth, Loeb venait de gagner de nouveaux galons. Et espérait ainsi se voir débarrassé de l’étiquette de « pilote asphalte » qui lui colle souvent à la peau.
« Je ne suis pas un pilote asphalte, s’insurgeait-il. Je préfère la terre. C’est sûr, mes preuves, je les ai faites sur asphalte parce que forcément en championnat de France, on en fait plus. Mais j’ai toujours eu un bon “feeling” sur la terre. Il y a eu quelques rallyes où on était déjà dans le coup. Ici, je ne sais pas pourquoi, on était très bien. »
Vainqueur du rallye d’Australie, Petter Solberg tenait à rendre un vibrant hommage à son valeureux rival Sébastien Loeb (Citroën Xsara), hier à Perth.« Sébastien a fait un super rallye. Pour quelqu’un qui n’a pas beaucoup d’expérience sur terre, chapeau ! » lançait le Norvégien. De toute part, un concert de louanges accueillait la performance du Français.Il avait fallu en effet un mauvais choix de pneus au départ des deux dernières spéciales pour que Loeb, alors en tête, lâche prise après plus de deux jours d’une lutte, d’un duel aussi âpre que spectaculaire, laissant Solberg s’octroyer la victoire, sa deuxième cette saison, la troisième de sa carrière.Jusque-là, tout pouvait arriver, se jouer sur un rien. « Cela a été probablement la plus formidable bataille de ces dernières années en rallye,...