Les progrès au Proche-Orient de nouveau suspendus au calendrier électoral US
le 06 septembre 2003 à 00h00
Les perspectives de paix au Proche-Orient semblent à nouveau suspendues au calendrier électoral américain. Après avoir parrainé la « feuille de route » pour la paix, aujourd’hui dans l’impasse, les États-Unis paraissent faire leur deuil d’une solution rapide au conflit. « Je ne veux pas enjoliver les choses. Le problème actuel c’est le terrorisme et la violence. L’Autorité palestinienne doit traiter ce problème pour qu’on avance », déclare Richard Boucher, porte-parole du département d’État. Nombre de Palestiniens contestent cette façon de voir. « C’est bien facile pour les Américains de pointer du doigt les Palestiniens », s’insurge l’analyste londonien Ahmed Khalidi. Pour lui, la « feuille de route » internationale pour la paix ne conduisait « de toute façon nulle part ». L’analyste israélien Yossi Mekelberg souligne que cette « feuille de route » nécessitait trois ou quatre ans d’efforts internationaux soutenus. L’attention de la communauté internationale, selon lui, est plus fugace. L’Irak et les élections américaines de novembre 2004 volent la vedette au Proche-Orient. Pour Javier Solana, porte-parole diplomatique de l’Union européenne, la « feuille de route » n’est pas morte, mais la situation au Proche-Orient est « très critique ». De source diplomatique occidentale, on déplore l’« effilochage » de la « feuille de route ». On juge, de même source, qu’Israël n’a pas fait grand-chose pour aider le Premier ministre palestinien « modéré » à mettre au pas les groupes extrémistes. On relève aussi que l’Administration Bush n’a pas non plus utilisé les moyens à sa disposition pour la mise en œuvre volontariste de la « feuille de route ».
Les perspectives de paix au Proche-Orient semblent à nouveau suspendues au calendrier électoral américain. Après avoir parrainé la « feuille de route » pour la paix, aujourd’hui dans l’impasse, les États-Unis paraissent faire leur deuil d’une solution rapide au conflit. « Je ne veux pas enjoliver les choses. Le problème actuel c’est le terrorisme et la violence. L’Autorité palestinienne doit traiter ce problème pour qu’on avance », déclare Richard Boucher, porte-parole du département d’État. Nombre de Palestiniens contestent cette façon de voir. « C’est bien facile pour les Américains de pointer du doigt les Palestiniens », s’insurge l’analyste londonien Ahmed Khalidi. Pour lui, la « feuille de route » internationale pour la paix ne conduisait « de toute façon nulle part ». L’analyste...
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