Des experts du MI6 avaient désapprouvé le dossier sur les ADM
le 04 septembre 2003 à 00h00
Des experts des services de renseignements britanniques avaient fait part de leur mécontentement concernant les termes utilisés dans le dossier sur l’armement irakien de septembre 2002, a déclaré mercredi un scientifique du ministère de la Défense devant la commission chargée de faire la lumière sur le suicide de David Kelly. L’expert en armements s’est donné la mort à l’âge de 59 ans après avoir été désigné comme la source d’un reportage de la BBC accusant le gouvernement de Tony Blair d’avoir « gonflé » ce dossier afin de convaincre l’opinion du bien-fondé d’une intervention armée dans ce pays. Selon le docteur Brian Jones, chef d’une équipe de chimistes et de biologistes des services de renseignements du ministère de la Défense, certains scientifiques avaient jugé exagérés certains termes utilisés dans le « réquisitoire » de septembre. Jones, aujourd’hui à la retraite, a déclaré que David Kelly avait sans doute eu vent de ces réserves, qui concernaient notamment une information selon laquelle le président irakien Saddam Hussein pouvait déployer des armes de destruction massive en l’espace de 45 minutes. « J’avais moi-même des réserves concernant cette question des 45 minutes », a déclaré Jones, ajoutant que ses doutes étaient partagés par plusieurs de ses collègues. « Des membres de mon équipe se sont dit mécontents des détails inscrits dans le dossier, a-t-il poursuivi devant la commission présidée par Lord Hutton. Mon expert en armements chimiques avait notamment fait part de ses préoccupations. » Les termes utilisés dans le document étaient « trop forts » et le dossier avait tendance à « appuyer sur certaines affirmations », a dit Jones. Un chef de la police ayant enquêté sur la mort de David Kelly a par ailleurs assuré devant la commission que le scientifique s’était bien suicidé. « Je reste certain qu’il s’est donné la mort de ses propres mains », a déclaré Michael Page.
Des experts des services de renseignements britanniques avaient fait part de leur mécontentement concernant les termes utilisés dans le dossier sur l’armement irakien de septembre 2002, a déclaré mercredi un scientifique du ministère de la Défense devant la commission chargée de faire la lumière sur le suicide de David Kelly.L’expert en armements s’est donné la mort à l’âge de 59 ans après avoir été désigné comme la source d’un reportage de la BBC accusant le gouvernement de Tony Blair d’avoir « gonflé » ce dossier afin de convaincre l’opinion du bien-fondé d’une intervention armée dans ce pays.Selon le docteur Brian Jones, chef d’une équipe de chimistes et de biologistes des services de renseignements du ministère de la Défense, certains scientifiques avaient jugé exagérés certains termes...
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