L’adaptation à la L1 de Marlet, passé ces dernières années par Auxerre et Lyon et prêté à l’OM par Fulham (1re div. anglaise), ne fait guère de doutes. Elber et Morientes, eux, poussés sur le banc du Bayern Munich (1re div. allemande) et du Real Madrid (1re div. espagnole) avant de rejoindre l’Hexagone, devront prouver que leurs performances sont toujours à la hauteur de leur CV ronflant.
Car d’autres nouveaux venus, dans leur club ou en L1, sont prêts à leur voler la vedette, qu’ils soient des stars en devenir comme Mido et Didier Drogba (OM), ou des transfuges d’équipes prestigieuses comme Albert Celades (Bordeaux, ex-Real).
L’OM en pointe
Après plusieurs années d’errements, c’est l’OM du tandem Bouchet-Perrin qui a vraisemblablement le mieux réussi sa campagne de transferts, peut-être aussi car ses besoins dépassaient largement ceux de Lyon et de Monaco, autres candidats au titre et qualifiés pour la lucrative Ligue des champions.
Marseille a ainsi doublé tous les postes. Profil de ses recrues ? Des joueurs polyvalents et porteurs d’espoirs pour l’avenir, comme Mido et Drogba en attaque ou Stepan Vachousek et Camel Meriem (prêté par Bordeaux) au milieu.
Et l’arrivée du Bleu Marlet contribuera à étancher la soif de grands noms, qui tenaillait le stade Vélodrome. Une arrivée sous forme de prêt qui a de plus l’avantage de ne pas grever les finances du club phocéen.
Double champion de France et désireux de percer enfin en C1, l’OL a également réalisé un recrutement de qualité malgré un démarrage en L1 plus poussif. Le club de Jean-Michel Aulas a fait venir trois espoirs du championnat, Anthony Réveillère (Rennes), Mickaël Essien (Bastia) et Florent Malouda (Guingamp), musclant au passage son milieu de terrain.
Anderson parti à Villarreal, club espagnol de deuxième zone, l’OL a peiné à lui trouver un successeur. Après de nombreux atermoiements, Elber l’a remplacé au sein du « Bayern français », selon ses propres termes, pour un montant relativement modique de 4,2 millions d’euros.
Bonne pioche bordelaise
À Monaco, c’est la terrible blessure au genou de Shabani Nonda, meilleur buteur 2002-03, qui a rendu inévitable la venue d’un renfort offensif de poids. Elber était un temps tout proche du Rocher, mais c’est finalement le Madrilène Morientes qui a rejoint la principauté. L’ASM, sur qui la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) garde toujours un œil, a d’ailleurs fait attention à l’aspect financier du transfert, un prêt payant sans option d’achat, facilité par la résiliation du contrat de Marco Simone, jusque-là plus gros salaire du club (300 000 euros mensuels).
Les seuls autres transferts marquants sont à mettre à l’actif du Paris-SG et de Bordeaux.
À Paris, Ronaldinho est parti et Pauleta est arrivé. Mais dans cette équipe en reconstruction, le Portugais est pour l’heure éclipsé par le Brésilien Reinaldo, déjà auteur de trois buts, alors que l’entraîneur Vahid Halilhodzic ne comptait pas sur lui en juillet. Pour clore (provisoirement) son recrutement et renforcer un secteur défensif qui bat de l’aile, le PSG a fait venir au dernier moment le solide Argentin Sorin. Enfin, les Girondins, qui comptent sur le Brésilien Deivid (2 buts) pour faire oublier Pauleta, ont semble-t-il réussi la « bonne pioche » de l’intersaison en se faisant prêter Celades, qui impressionne déjà au milieu de terrain.


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