Après plusieurs journées de baisse, le dollar s’est apprécié hier face aux principales devises au lendemain du chômage du Labor Day aux États-Unis qui marque la fin des vacances d’été et le retour des investisseurs US. À cela auraient contribué plusieurs facteurs dont notamment la hausse de l’indice composite d’activité du secteur industriel US calculé par le groupement national des directeurs d’achats des entreprises du secteur (ISM) qui a progressé à 54,7 points en août, surtout qu’un niveau supérieur à 50 points de cet indice signale une amélioration de l’activité industrielle. En outre, l’annonce par le cabinet conseil Challenger, Gray & Christmas que les suppressions d’emplois dans les entreprises US ont reculé de 6 % en août à 79 925 a aussi rassuré les opérateurs au sujet de la situation économique actuelle aux États-Unis. En revanche, les nouvelles en provenance de la zone euro n’ont guère été satisfaisantes. D’un côté, Eurostat a fait savoir que le taux de chômage dans cette région, qui s’est maintenu à 8,9 % de la population active en juillet, était en hausse de 0,5 point en pourcentage par rapport à la période correspondante de 2002 (8,4 %). Et d’un autre côté, le marché venait d’apprendre du commissaire européen aux Affaires économiques Pedro Solbes que le déficit public de la zone euro risque de dépasser cette année 3 % du PIB fixé par le pacte de stabilité, suite au dérapage plus important que prévu des déficits français (4 %) et allemand (3,8 %), mettant en péril les perspectives de croissance dans cette région. Dans ce contexte, nombre d’investisseurs ont estimé devoir se positionner sur le dollar à leur retour du long week-end du Labor Day, en attendant la publication par la Fed aujourd’hui du Livre beige sur l’état de l’économie US. C’est ainsi que le billet vert est parvenu à recouvrer tout le terrain qu’il avait cédé la semaine dernière face aux monnaies européennes, se négociant finalement à New York à 1,0815 pour un euro contre 1,0975 la veille à Londres, à 1,5675 pour un sterling contre 1,5715, à 1,4180 FS contre 1,4005 mais à 116,10 yens contre 116,60. La reprise du dollar à l’étranger et la stabilité de ses cours à Beyrouth ont contribué au raffermissement de la LL face aux monnaies européennes, notamment l’euro. En effet, on a relevé un regain d’intérêt pour les placements dans les certificats de dépôt en LL émis par la BDL à 3 ans, faisant négocier le billet vert au haut de sa fourchette d’intervention, soit à 1 514 LL, pour des échanges dépassant 10 mils $. En Bourse, les marchés US des actions étaient en hausse en fin de journée, débutant ainsi sur une note positive le mois de septembre, traditionnellement le plus mauvais pour les places boursières. Les bonnes nouvelles économiques en provenance des États-Unis et les commentaires positifs de Goldman Sachs sur le secteur technologique semblent expliquer la bonne tenue de la cote. En clôture, Wall Street a gagné 1,14 % à 9 523,27 points et le Nasdaq 1,71 % à 1 841,48 points. Quant aux Bourses européennes, elles ont été affectées par des prises de bénéfices après l’ouverture hésitante de Wall Street. Le CAC 40 a pris seulement 0,16 % à 3 363,93 points alors que l’Extra Dax perdait 0,11 % à 3 567,20 points et le Footsie se maintenait au même niveau de la veille à 4 204,40 points.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la rechute de 19 137 actions A et de 2 126 actions B de Solidere de 4,40 à 4,35 $ et de 4,45 à 4,40 $ respectivement, alors que 1 332 certificats GDR de la Blom Bank se maintenaient à 23 $ ainsi que 20 actions du Beirut Interbank Fund à 105,20 $.
Élie KAHWAGI
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