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Un accord qui suscite les doutes des ONG

Un groupe de pression kényan a estimé que l’accord conclu le même jour à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) visant à faciliter l’importation de médicaments génériques par les pays pauvres allait empêcher ces nations de fabriquer leurs propres traitements. « Cet accord va rendre à jamais difficile la promotion par les pays en développement de leur propre industrie pharmaceutique et la fabrication de médicaments génériques », a déclaré Beryl Leach, membre de la Coalition kényane pour l’accès aux médicaments vitaux (KCAEM). Selon Mme Leach, la seule mesure favorable aux pays pauvres, les plus touchés par les maladies infectueuses – VIH/sida, tuberculose ou paludisme – , consisterait à leur donner la possibilité de produire leurs propres traitements. Mme Leach, qui est également coordinatrice pour l’Afrique de Action santé internationale, a assuré que « les pays pauvres ont été forcés d’accepter (l’accord à l’OMC) car ils ont un besoin désespéré de médicaments abordables ». « L’accord est mauvais, il a été imposé aux pays en développement par les États-Unis, l’Union européenne et les autres membres influents de l’OMC », a-t-elle affirmé, ajoutant que le texte était « impossible à mettre en pratique ». « Ceux qui s’attendent à voir les médicaments arriver en masse (dans les pays en développement) la semaine prochaine vont subir une rude déception », a estimé cette militante, affirmant que l’accord « ne permet pas de résoudre les problèmes posés ». KCAEM est une organisation regroupant Médecins sans frontières (MSF), Action santé internationale, Oxfam, Aide et action et des ONG kényanes.
Un groupe de pression kényan a estimé que l’accord conclu le même jour à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) visant à faciliter l’importation de médicaments génériques par les pays pauvres allait empêcher ces nations de fabriquer leurs propres traitements. « Cet accord va rendre à jamais difficile la promotion par les pays en développement de leur propre industrie pharmaceutique et la fabrication de médicaments génériques », a déclaré Beryl Leach, membre de la Coalition kényane pour l’accès aux médicaments vitaux (KCAEM). Selon Mme Leach, la seule mesure favorable aux pays pauvres, les plus touchés par les maladies infectueuses – VIH/sida, tuberculose ou paludisme – , consisterait à leur donner la possibilité de produire leurs propres traitements. Mme Leach, qui est également coordinatrice pour...