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Changes et Bourses Reprise de l’euro et incertitude des Bourses


Le dollar a achevé la semaine à Beyrouth dans un marché très calme et équilibré sur lequel la demande en cette monnaie s’est contractée, alors que l’offre est restée stationnaire. Dans ces conditions, l’action de la BDL, qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, a servi à faire fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, pendant qu’il se négociait légèrement à la baisse dans les échanges interbancaires entre 1 513 et 1 513,50 LL contre 1 513,50 et 1 514 LL la veille.
À l’étranger, l’euro est reparti à la hausse face au dollar sur les marchés des changes internationaux, profitant des inquiétudes sur la santé de l’économie américaine, ravivées par des statistiques décevantes. À cet égard, les opérateurs ont été très préoccupés par l’annonce du département US du Travail que les prix à la consommation ont baissé de 0,3 % en avril, après la chute de 1,9 % des prix à la production, réveillant le spectre de la déflation. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les mises en chantier de logements aux États-Unis ont diminué de 6,3 % le mois dernier et que l’indice de confiance des consommateurs établi par l’Université du Michigan a progressé en mai à 93,2 points seulement, alors qu’on espérait un rebond bien plus fort. De plus, le dollar a fait hier les frais d’un peu de nervosité à la veille de la réunion du groupe des Sept à Deauville, après que le secrétaire US au Trésor, John Snow, eut indiqué que la question des parités monétaires ne serait pas abordée lors de cette rencontre. Et d’ajouter que l’Europe et le Japon ne devaient pas rendre la baisse du dollar responsable des maux de leurs économies, mettant en doute l’efficacité des interventions sur les marchés des changes. Dans ce contexte, les opérateurs n’ont pas tardé à ignorer l’annonce d’une croissance nulle dans la zone euro et au Japon ainsi que la baisse du PIB allemand de 0,2 % au 1er trimestre 2003, estimant devoir se positionner sur l’euro et le yen. Le dollar s’est ressenti de ce phénomène, se négociant à New York à 1,1575 pour un euro contre 1,1385 la veille, à 1,6225 pour un sterling contre 1,6220, à 1,3070 FS contre 1,3250 et à 115,95 yens contre 116,50. En Bourse, les marchés américains étaient ancrés dans le rouge sur des prises de bénéfices entraînées par les inquiétudes économiques. Les nouvelles, selon lesquelles General Elec est menacée d’une grève le mois prochain et que Disney pourrait céder ou fermer ses magasins de produits dérivés, ont aussi pesé sur la tendance. Pourtant, une chasse aux bonnes affaires en fin de séance a permis à Wall Street de réduire ses pertes à 0,39 % à 8 678,97 pts et au Nasdaq à 0,83 % à 1 538,52 pts.
De leur côté, les Bourses européennes ont été moins unanimes à la baisse, les indicateurs américains n’ayant pas fourni beaucoup de prétexte à la vente de certains titres. En effet, le Footsie est parvenu à gagner 0,94 % à 4 049 pts, alors que la CAC 40 et l’Extra Dax étaient à l’équilibre à respectivement 2 994,87 pts et 2 989,08 pts. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la stabilité hier, avec la hausse de 17 132 actions A de Solidere de 4 1/2 à 4 3/4 $, et la baisse de 750 actions B de la même société de 5 à 4 3/4 $, alors que 11 767 actions C de la Byblos Bank et 69 actions du Beirut Interbank Fund se maintenaient à 1 1/2 $ et à 103 1/2 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
Le dollar a achevé la semaine à Beyrouth dans un marché très calme et équilibré sur lequel la demande en cette monnaie s’est contractée, alors que l’offre est restée stationnaire. Dans ces conditions, l’action de la BDL, qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, a servi à faire fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, pendant qu’il se négociait légèrement à la baisse dans les échanges interbancaires entre 1 513 et 1 513,50 LL contre 1 513,50 et 1 514 LL la veille.À l’étranger, l’euro est reparti à la hausse face au dollar sur les marchés des changes internationaux, profitant des inquiétudes sur la santé de l’économie américaine, ravivées par des statistiques décevantes. À cet égard, les opérateurs ont été très préoccupés par l’annonce...