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Monaco relégué en L2 par la DNCG

Un an après Nice, rétrogradé en national avant d’être repêché en L1, Monaco, vice-champion de France de Ligue 1 2002-03, a été rétrogradé mercredi en Ligue 2 par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) et a aussitôt décidé de faire appel.
L’appel doit être interjeté dans les six jours. Cette rétrogradation ne remet pas en cause la participation du club à la Ligue des champions la saison prochaine, qualification décrochée au bénéfice de sa deuxième place au classement, a indiqué la Ligue de football professionnel (LFP).

Saison faste mais troublée
Par ailleurs, si cette rétrogradation était confirmée en appel (le Comité national olympique et sportif français étant le dernier recours sportif possible), cela pourrait profiter au Havre, 18e de L1 et premier relégué en L2 cette saison. Monaco a rapidement réagi soulignant dans un communiqué : « Nous prenons acte de la décision de la DNCG dont nous ne partageons pas les conclusions. Après consultation de nos conseils, nous ferons appel dans les délais impartis. »
Cette rétrogradation vient clore provisoirement une saison sportivement faste pour l’ASM entraînée par Didier Deschamps, mais troublée sur le plan financier. Officiellement, son passif s’élève à 53 millions d’euros, alors que, selon des sources proches du club, il serait supérieur à 80 millions d’euros. Fin janvier, la DNCG avait interdit à l’ASM de « recruter à titre onéreux » et évoqué une possible rétrogradation. Cependant, le 28 avril, le président de Monaco, Jean-Louis Campora (également vice-président de la LFP), avait indiqué que « tout était bouclé concernant l’entrée de nouveaux investisseurs dans le capital du club », refusant pourtant de briser « un pacte de confidentialité qui sera levé le plus tard possible ».
Cette annonce intervenait quatre mois après l’échec d’un premier plan de reprise. Fedcom Invest, parraineur du club présidé par un homme d’affaires russe, Alexei Fedorichev, était le candidat pressenti par M. Campora. Mais le prince Rainier avait opposé son veto.
D’après l’entourage de l’ASM, le prince entendait sanctionner la réputation sulfureuse de ce groupe, présenté par les renseignements généraux comme une « vitrine légale de la criminalité organisée d’Europe orientale », et marquer sa désapprobation envers la gestion dispendieuse du club.
Selon L’Équipe d’hier, le prince Rainier et son fils Albert pourraient avoir attendu la décision de la DNCG afin d’écarter M. Campora, avant de présenter un solide plan de reprise.

Concurrence déloyale
« Le prince ne laissera pas tomber son équipe comme ça », a pour sa part estimé le défenseur de Monaco, Patrice Evra, hier sur France 2. Enfin, plusieurs présidents de club s’étaient récemment élevés contre la présence de l’ASM en L1. « Le problème majeur, c’est la concurrence déloyale, avait notamment affirmé Christophe Bouchet (Marseille). Essayons de trouver un système pour que les clubs français partent à égalité », avait-il ajouté en soulignant que, grâce à des charges et une fiscalité moins élevées, l’effectif dont dispose Monaco coûterait « deux fois plus cher en France ». La DNCG de la LFP avait auditionné le 21 mai les responsables de l’ASM pendant deux heures et demie, avant de mettre sa décision en délibéré.

Nice fera appel de la décision
Parmi les autres décisions communiquées hier, la DNCG a également rétrogradé Martigues de national en CFA, et placé Créteil (L2), Nancy (L2), Valence (L2) et Nice (L1) sous recrutement contrôlé. Le club niçois, interdit « de recruter des nouveaux joueurs à titre onéreux », fera appel de cette décision, a déclaré le président Maurice Cohen. « C’est une petite épine dans le pied, et nous sommes confiants quant à l’issue de l’appel que nous allons déposer », a assuré le président du club azuréen. La DNCG a décidé de placer le club sous « recrutement contrôlé au titre de la saison 2003-2004 dans le cadre et dans la limite de la masse salariale figurant au budget prévisionnel du 15 mai 2003 » et lui a interdit « de recruter de nouveaux joueurs à titre onéreux ».
Les transferts du milieu de terrain Yoann Bigné (Rennes/L1) et de l’attaquant Christophe Meslin (Rennes/L1), signés, sont donc suspendus.

Les clubs de l’élite rétrogradés
par la DNCG depuis 1990

La Direction générale du contrôle de gestion a déjà rétrogradé plusieurs clubs de l’élite par le passé. Les premiers furent Brest et Nice en juin 1991, après avoir pourtant terminé respectivement 11e et 14e du championnat de France de D1. Plusieurs furent ensuite menacés (Nantes en 1992, Marseille en 2001) avant d’être repêchés. En juin 2001, Toulouse, relégué sportivement en 2e division, avait été rétrogradé administrativement en national. Enfin, la saison dernière, l’OGC Nice, qui avait acquis sportivement sa place en L1 après avoir terminé 3e de D2, avait également été rétrogradé en national. Le conseil fédéral de la Fédération française (FFF) avait finalement repêché les Niçois le 19 juillet 2002, deux semaines seulement avant le début de la saison de L1.
Un an après Nice, rétrogradé en national avant d’être repêché en L1, Monaco, vice-champion de France de Ligue 1 2002-03, a été rétrogradé mercredi en Ligue 2 par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) et a aussitôt décidé de faire appel.L’appel doit être interjeté dans les six jours. Cette rétrogradation ne remet pas en cause la participation du club à la Ligue des champions la saison prochaine, qualification décrochée au bénéfice de sa deuxième place au classement, a indiqué la Ligue de football professionnel (LFP).Saison faste mais troubléePar ailleurs, si cette rétrogradation était confirmée en appel (le Comité national olympique et sportif français étant le dernier recours sportif possible), cela pourrait profiter au Havre, 18e de L1 et premier relégué en L2 cette saison. Monaco a...