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Changes et Bourses L’euro s’approche de son plus haut



L’euro a continué sur sa lancée de la semaine dernière face au dollar, s’approchant davantage de son record historique de 1,1899 $ affiché le 4 janvier 1999 quelques jours seulement après son lancement, l’absence d’opérateurs américains et britanniques ayant amplifié le mouvement de la monnaie européenne. Cependant, les cambistes ont relativisé la portée de la forte hausse de l’euro par rapport au dollar hier, les deux places les plus importantes pour le marché des changes, New York et Londres, étant fermées pour cause de jour férié, le Memorial Day aux États-Unis et une fête nationale en Grande-Bretagne. Selon les analystes, la percée dans l’après-midi de l’euro, qui était en léger recul dans la matinée, n’a aucune signification. « C’est erratique. On n’a pas de liquidités. New York n’est pas là », a précisé un rapport de la Deutsche Bank. « Le moindre ordre fait fort varier la monnaie unique en raison du peu d’opérateurs présents sur le marché », a-t-il ajouté. Pourtant, la tendance n’en demeure pas moins à un raffermissement de l’euro, d’autant que le baromètre de l’institut de conjoncture IFO, mesurant le climat des affaires en Allemagne, a affiché une progression inattendue à 87,6 points en mai contre 86,6 points en avril, selon les chiffres publiés hier. De ce fait, tout le monde attendait la réouverture des marchés britannique et américain pour voir si ce mouvement ascensionnel de l’euro va se poursuivre. À cet égard, certains cambistes de grandes banques européennes ont estimé qu’il n’y a pas tellement de raisons fondamentales de penser que la tendance va s’inverser rapidement. Et d’ajouter à l’appui que la balance des paiements des États-Unis se dégrade, leur déficit budgétaire explose et l’Administration US a modifié sérieusement son discours en renonçant à la politique du dollar fort. Pour d’autres, il reste possible que le marché teste un peu la BCE, faisant allusion aux spéculations sur une baisse des taux d’intérêt européens. Cela d’autant que le président de la Chambre de commerce et d’industrie en Allemagne, Martin Wansleben, faisait savoir hier que le niveau actuel de l’euro « fait beaucoup de mal » aux entreprises allemandes en freinant leurs exportations. Dans ce contexte, le dollar s’est finalement négocié à Francfort à 1,1875 pour un euro contre 1,1835 vendredi dernier à New York, à 1,6380 pour un sterling contre 1,6350, à 1,2870 FS contre 1,2885 et à 116,80 yens contre 116,85. En Bourse, les marchés européens des actions ont fonctionné au ralenti en l’absence d’indications britanniques et américaines. Ils ont pour la plupart terminé en léger repli, à l’exception de Francfort et de Milan, dans des échanges faibles et déprimés par la force de l’euro. En clôture, le CAC 40 a cédé 0,40 % à 2 885,52 points alors que l’Extra Dax a gagné 0,19 % à 2 828,28 points. Plus tôt dans la journée, le dollar avait entamé la semaine à Beyrouth dans le calme, les quelques demandes en cette monnaie ayant pu être facilement placées en dehors de la BDL et au haut de sa fourchette d’intervention. Mais après le maintien de celle-ci entre 1501 et 1 514 LL, le billet vert continuait à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié sur le marché interbancaire entre 1 513,50 et 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 3 000 actions B de Solidere de 4 3/4 à 4 7/8 $ et de 2 200 certificats GDR de la Blom Bank de 19 à 19 1/2 $ alors que 21 111 actions A de Solidere se maintenaient à 4 7/8 $.
Élie KAHWAGI
L’euro a continué sur sa lancée de la semaine dernière face au dollar, s’approchant davantage de son record historique de 1,1899 $ affiché le 4 janvier 1999 quelques jours seulement après son lancement, l’absence d’opérateurs américains et britanniques ayant amplifié le mouvement de la monnaie européenne. Cependant, les cambistes ont relativisé la portée de la forte hausse de l’euro par rapport au dollar hier, les deux places les plus importantes pour le marché des changes, New York et Londres, étant fermées pour cause de jour férié, le Memorial Day aux États-Unis et une fête nationale en Grande-Bretagne. Selon les analystes, la percée dans l’après-midi de l’euro, qui était en léger recul dans la matinée, n’a aucune signification. « C’est erratique. On n’a pas de liquidités. New York n’est...