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Changes et Bourses Dollar en hausse et Bourses en baisse


L’euro a décroché face au dollar hier sur les marchés des changes après une série de nouvelles favorables au billet vert, notamment le discours plutôt optimiste du président de la Fed Alan Greenspan sur l’état de l’économie américaine (voir par ailleurs). De fait, les opérateurs ont beaucoup apprécié l’engagement de Greenspan d’assouplir si nécessaire les conditions du crédit aux États-Unis pour soutenir l’activité économique, surtout après qu’il eut affirmé que la baisse des impôts devrait donner un coup de pouce considérable aux revenus disponibles des ménages US, principal moteur de toute reprise conjoncturelle. Le dollar avait, un peu plus tôt dans la journée, profité aussi de la hausse plus forte que prévu des ventes de détail aux États-Unis de 0,5 % en juin par rapport à mai, dans la mesure où cet indicateur souligne la bonne tenue de la consommation dont les dépenses représentent à elles seules les 2/3 du PIB américain. Par ailleurs, l’euro avait souffert de l’abaissement du FMI de ses prévisions de croissance en Allemagne cette année et l’an prochain avec une stagnation attendue en 2003. Il en est de même de la révision à la baisse de la croissance du PIB français par la Banque de France de 0,7 % à 0,4 % au 3e trimestre 2003 après une croissance zéro au 2e trimestre. En effet, l’annonce d’une progression spectaculaire de 20,6 points, à 41,9 points en juillet de l’indice ZEW, qui mesure les attentes de conjoncture en Allemagne pour les 6 mois à venir, est passée inaperçue. Il en est de même, du côté du dollar, de l’annonce par la Maison-Blanche hier que le déficit budgétaire US va s’inscrire au niveau record de 455 mds $ en 2003 et de 475 mds $ en 2004, notamment à cause du coût de la guerre en Irak et en Afghanistan. Les opérateurs ont donc fait preuve d’optimisme quant à l’avenir de leurs placements en dollar qui s’est finalement négocié à New York en forte hausse à 1,1185 pour un euro contre 1,1280 la veille, à 1,5920 pour un sterling contre 1,6140, à 1,3845 FS contre 1,3745 et à 117,90 yens contre 117,65, après le statu quo monétaire observé par la Banque du Japon.
En Bourse, les marchés américains ont été mitigés, oscillant entre le vert et le rouge toute la journée, le discours de Greenspan au sujet de l’endettement des États-Unis n’ayant guère rassuré les boursiers. Cela étant, les bons résultats de Merrill Lynch et de Johnson & Johnson n’ont pas convaincu les investisseurs qui ont estimé devoir engranger les gains que leur procure la récente hausse de la cote. En effet, Wall Street a perdu en clôture 0,52 % à 9 128,97 points et le Nasdaq 0,09 % à 1 753,28 points.
Phénomène identique en Europe où a dominé aussi la réaction négative de Wall Street au discours de Greenspan. Toutes les bourses du Vieux Continent ont donc terminé en baisse sur des prises de bénéfices. Le CAC 40 et l’Extra Dax ont cédé chacun 0,34 % à 3 179,33 points et à 3 384,69 points respectivement et le Footsie 0,61 % à 4 102,50 points.
À Beyrouth, le dollar continuait à être recherché au haut de la fourchette d’intervention de la BDL à des fins de placement dans les certificats de dépôt émis par elle à des taux d’intérêt élevés en LL. Cela étant et compte tenu du maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL, il devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514 LL.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 14 100 actions A de Solidere de 4,90 à 5 $ et la stabilité de 1 321 actions B de la même société à 5 $.
Élie KAHWAGI
L’euro a décroché face au dollar hier sur les marchés des changes après une série de nouvelles favorables au billet vert, notamment le discours plutôt optimiste du président de la Fed Alan Greenspan sur l’état de l’économie américaine (voir par ailleurs). De fait, les opérateurs ont beaucoup apprécié l’engagement de Greenspan d’assouplir si nécessaire les conditions du crédit aux États-Unis pour soutenir l’activité économique, surtout après qu’il eut affirmé que la baisse des impôts devrait donner un coup de pouce considérable aux revenus disponibles des ménages US, principal moteur de toute reprise conjoncturelle. Le dollar avait, un peu plus tôt dans la journée, profité aussi de la hausse plus forte que prévu des ventes de détail aux États-Unis de 0,5 % en juin par rapport à mai, dans la...