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Vinokourov nouveau dauphin de Lance Armstrong

Alexandre Vinokourov, coureur complet possédant à moins de 30 ans un palmarès magnifique dans les courses par étapes, rêve depuis ses débuts professionnels en 1998 de monter sur le podium du Tour de France.
Il serait prématuré de dire que ce sera chose faite le 27 juillet car il reste le massif des Pyrénées à franchir, mais le Kazakh a fait en deux jours un pas important vers son objectif majeur.
Après avoir gravi l’Alpe d’Huez avec les meilleurs et y avoir pris la deuxième place dimanche, il s’est imposé à Gap, hier, reprenant près d’une minute à Lance Armstrong. Vinokourov accomplit à coup sûr sa plus belle saison, déjà ponctuée de victoires dans Paris-Nice, dans l’Amstel Gold Race sa première classique de la Coupe du monde, et plus récemment dans le Tour de Suisse.
« C’est une belle saison, oui, mais ce ne peut être une belle année depuis la mort, le 12 mars, de mon ami Andreï Kivilev (Cofidis) qui était tombé la veille pendant Paris-Nice », dit-il. Au départ de Paris, Vinokourov, dont la carrière est sage mais très bien construite, n’était pas considéré par Lance Armstrong comme un rival sérieux. Il n’avait jamais été, en trois participations, en mesure de se mêler à la lutte de ceux qui contestent tant bien que mal le pouvoir de l’Américain. Cette année, bien des choses ont changé.

« La force de Kivilev »
Tout d’abord, le Kazakh est déchargé du travail d’équipier auquel il devait se soumettre en faveur de Jan Ullrich qui a quitté l’équipe Telekom.
Ensuite, son équipe, après avoir recruté de vrais clients pour les courses par étapes, n’est pas en mesure de respecter son plan idéal.
L’Australien Cadel Evans s’est fracturé la clavicule fin mai. Paolo Savoldelli, malade, a renoncé au Tour. Santiago Botero, en méforme, est déjà éliminé de la course au général. Reste donc Vinokourov, le dernier de l’équipe allemande à pouvoir faire front.
« J’ai attaqué dans la côte de La Rochette pour enfin gagner une étape du Tour après laquelle je cours depuis longtemps et aussi pour reprendre du temps à Armstrong », explique le vainqueur de Gap qui avait fini troisième à Pau en 1999 et deuxième à Fribourg im Breisgau.
« Je suis très heureux d’avoir gagné ici et je pense qu’une nouvelle fois la force de Kivilev m’a poussé à attaquer, m’a aidé à gagner », ajoute-t-il.
« Aujourd’hui, je suis deuxième du Tour de France et cela me plaît parce que je suis ici pour le podium. De là à penser que je peux battre Armstrong, il est un peu tôt pour le dire. Il reste les Pyrénées, mais je suis confiant. Deuxième à l’Alpe- d’Huez, vainqueur à Gap, cela signifie quelque chose. » Le mot d’ordre de l’équipe Telekom avant le prologue de Paris était d’empêcher Armstrong de dormir. Vinokourov est le dernier à pouvoir le faire, mais il a suffisamment d’ambition, de volonté et de talent pour y parvenir.

Jimmy Casper jette l’éponge

Blessé aux vertèbres cervicales lors d’une chute massive dans la première étape du Tour, Jimmy Casper a abrégé ses souffrances, hier, dans la neuvième étape sur les pentes du col d’Izoard.
Le sprinteur de la FDJeux.com avait déjà abandonné l’an dernier en raison d’une bronchite et n’a toujours pas remporté la moindre étape.
Depuis sa chute survenue dans le dernier kilomètre de l’étape Montgeron-Meaux, il s’est accroché pour ne pas être éliminé, le cou pris dans une minerve pendant deux jours. Dans la première étape de montagne, samedi, il a porté secours à son équipier Bradley McGee, victime d’une crise d’hypoglycémie dans la côte de Cruseilles avant de beaucoup souffrir dans le col de La Ramaz.
Dimanche, dans l’étape reine des Alpes, il a été distancé dès la première côte à Megève et a accompli l’étape en solitaire. Il a franchi le col du Galibier avec 31 minutes de retard et avait peu de chances d’arriver dans les délais au sommet de l’Alpe-d’Huez.
Après une descente héroïque, et sans doute l’assistance du public qui n’a pas manqué de le pousser sur les 21 virages de l’Alpe, il a gagné son pari une nouvelle fois. Au départ de Bourg d’Oisans, le sprinteur Picard espérait un départ tranquille du peloton, mais les premières attaques ont eu lieu dès le début du col du Lautaret. Casper a été immédiatement distancé. À bout de forces, déjà très loin du peloton dans le col d’Izoard, il a mis pied à terre et s’est réfugié dans la voiture de son directeur sportif Martial Gayant.
Alexandre Vinokourov, coureur complet possédant à moins de 30 ans un palmarès magnifique dans les courses par étapes, rêve depuis ses débuts professionnels en 1998 de monter sur le podium du Tour de France.Il serait prématuré de dire que ce sera chose faite le 27 juillet car il reste le massif des Pyrénées à franchir, mais le Kazakh a fait en deux jours un pas important vers son objectif majeur.Après avoir gravi l’Alpe d’Huez avec les meilleurs et y avoir pris la deuxième place dimanche, il s’est imposé à Gap, hier, reprenant près d’une minute à Lance Armstrong. Vinokourov accomplit à coup sûr sa plus belle saison, déjà ponctuée de victoires dans Paris-Nice, dans l’Amstel Gold Race sa première classique de la Coupe du monde, et plus récemment dans le Tour de Suisse. « C’est une belle saison, oui, mais...