« Je peux vous assurer que la dimension méditerranéenne de la politique européenne ne passera pas au second plan. Nous avons beaucoup insisté pour le maintien des programmes Meda (ndlr : instrument financier du partenariat euromed). Il n’y aura certainement pas de révision à la baisse d’ici à 2010. »
Les pays de la Méditerranée ne bénéficiant pas du même effort financier que les candidats à l’adhésion, le fossé entre le Nord et le Sud ne risque-t-il pas de s’élargir en conséquence ?
« L’Union européenne n’est pas le bon samaritain, mais cela ne l’empêche pas de vouloir venir en aide aux pays situés dans sa périphérie immédiate, c’est-à-dire la Méditerranée, les Balkans, le Caucase, la Russie, l’Ukraine... Par ailleurs, je ne crois pas que le développement dépende uniquement de l’aide financière. C’est avant tout la volonté politique qui a conduit les pays de l’ancien bloc soviétique à rattraper leur retard pour adhérer à l’Union européenne. Si tous les avantages proposés par l’accord d’association sont exploités, l’intégration à l’Europe des pays de la Méditerranée sera presque totale. »
La Grèce a-t-elle un accord de coopération bilatérale avec le Liban ?
« Il y a quelques années, la Grèce recevait des aides de la part d’autres pays. Aujourd’hui, nous sommes en mesure d’avoir nous-mêmes des programmes de coopération, mais nous choisissons avec soin les bénéficiaires, dont le Liban fait partie. Il n’y a pas d’accord de coopération bilatérale entre Athènes et Beyrouth, mais notre assistance au développement est canalisée à travers des organisations non gouvernementales. Elle a totalisé 2,5 millions d’euros en 2002. »


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir