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Changes et Bourses Fermeté de l’euro et faiblesse du sterling


Comme on pouvait s’y attendre, la BoE a abaissé son principal taux directeur d’un quart de point en pourcentage à 3,5 % à l’issue de la réunion de son conseil hier, contrairement à la BCE qui a observé un statu quo monétaire (voir par ailleurs). Après l’annonce de ces deux décisions, l’euro n’a pas tardé à poursuivre son mouvement ascensionnel de la veille face au dollar pendant que le sterling décrochait. Par ailleurs, la diminution des demandes d’allocations-chômage aux États-Unis de 5 000 la semaine dernière, totalisant 439 000 à sa fin, a déçu le marché surtout que les économistes tablaient en moyenne sur 420 000 demandes. Plus tôt dans la matinée, les opérateurs étaient plus ou moins soulagés par la dernière révision d’Eurostat du PIB dans la zone euro. Celui-ci a finalement progressé de 0,1 % au 1er trimestre, soit à un taux légèrement supérieur à une estimation précédente du 5 juin qui prévoyait une croissance zéro. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre de la Commission européenne que la croissance dans cette même zone se situait entre 0,1 % et 0,4 % au 2e comme au 3e trimestre de cette année. De plus, le marché a été rassuré par la hausse des prix à la consommation en Allemagne de 0,3 % en juin après une baisse de 0,1 % en mai, excluant toute crainte de stagnation de l’économie germanique. Il en est de même de l’annonce par l’Insee d’un net redressement de l’indice de confiance des ménages dans la zone euro en juin, laissant espérer une amélioration conjoncturelle au 3e trimestre. Cela étant, et compte tenu aussi de la hausse de 28,5 % de l’excédent des transactions courantes du Japon en mai (à 8,9 mds $), le dollar s’est montré généralement vulnérable sauf contre le sterling. Il s’est, en effet, négocié à New York à 1,1390 pour un euro contre 1,1348 la veille, à 117,60 yens contre 117,90, mais à 1,6355 pour un sterling contre 1,6380 et à 1,3610 FS contre 1,3605.

Les Bourses dans le rouge
En bourse, les marchés US ont accentué leurs pertes hier, plombés par les mauvais chiffres sur le chômage aux États-Unis et par les prévisions décevantes de Yahoo ! sur ses résultats pour le 2e semestre. La faiblesse des ventes des grands magasins en juin a pesé aussi sur la cote ainsi que l’annonce par Texas Inst. qu’il avait vendu 24,7 mil. d’actions de Micron Tech. pour augmenter son bénéfice net au 3e trimestre. En clôture, Wall Street a cédé 1,31 % à 9 036,04 points et le Nasdaq 1,82 % à 1 715,69 points. Les Bourses européennes, insensibles à la baisse des taux britanniques et à la stabilité des taux européens, ont enchaîné hier leur 3e recul consécutif. Affectés par le nouvel accès de faiblesse de Wall Street, les mauvais résultats de Renault et la mise en garde de Total sur ses résultats, l’Extra Dax a reculé de 1,58 % à 3 269,84 points, le CAC 40 de 1,33 % à 3 098,28 points et le Footsie de 0,64 % à 4 028,80 points. À Beyrouth, le dollar continuait à être recherché au haut de la fourchette d’intervention de la BDL à des fins de placement dans les certificats de dépôt émis par elle. Le maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL a donc servi à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1507,50 LL pendant qu’il se négociait invariablement à 1 514LL sur le marché interbancaire. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 3 400 actions C de la Byblos Bank de 1,60 à 1,62 $, de 300 certificats GDR de la Blom Bank de 23 à 23,25 $, alors que 9 176 actions A de Solidere ont baissé de 4,92 à 4,91 $ et 4 000 actions B se sont stabilisées à 5 $.
Élie KAHWAGI
Comme on pouvait s’y attendre, la BoE a abaissé son principal taux directeur d’un quart de point en pourcentage à 3,5 % à l’issue de la réunion de son conseil hier, contrairement à la BCE qui a observé un statu quo monétaire (voir par ailleurs). Après l’annonce de ces deux décisions, l’euro n’a pas tardé à poursuivre son mouvement ascensionnel de la veille face au dollar pendant que le sterling décrochait. Par ailleurs, la diminution des demandes d’allocations-chômage aux États-Unis de 5 000 la semaine dernière, totalisant 439 000 à sa fin, a déçu le marché surtout que les économistes tablaient en moyenne sur 420 000 demandes. Plus tôt dans la matinée, les opérateurs étaient plus ou moins soulagés par la dernière révision d’Eurostat du PIB dans la zone euro. Celui-ci a finalement progressé de...