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Actualités

La sortie de «Confidence» ayant été retardée d’une semaine, il ne reste plus qu’un seul nouveau film à signaler – et quel film! Il s’agit de «2 Fast 2 Furious», de John Singleton. Du coup, Dyna Demirdjian se retrouve en congé forcé: elle refera surface dès la semaine prochaine.
D’où l’inclusion, dans le cadre de cette chronique, d’une rubrique «estivale» destinée: 1°) à informer nos lecteurs, comme il se doit; 2°) à attirer l’attention – sans illusion déplacée – de nos distributeurs/exploitants sur les possibilités d’amélioration d’une programmation... déficiente.

Sorties prévues pour le jeudi 17/7 (sous réserve)
Bruce Almighty, de Tom Shadyac, avec Jim Carrey, Jennifer Aniston, Morgan Freeman.
Confidence, de James Foley, avec Dustin Hoffman, Andy Garcia, Edward Burns et Rachel Weisz.

De bruit, de fureur...
... et de vide

2 Fast 2 Furious,
de John Singleton

Les anglophones auront noté l’astuce du titre: après le premier The Fast And The Furious, de Rob Cohen (2001), voici le n°2. C’est la seule trouvaille du film, ce qui peut donner une idée du niveau de l’entreprise (uniquement commerciale, faut-il le préciser). Le concept (?) est le même, courses de super-bolides et carambolages, avec une historiette de trafic de drogue (le scénario est tellement rudimentaire qu’il en devient inexistant). Cette suite ne carbure pas au Diesel (le Vin en question a dû prendre congé) et le show s’est déplacé de Los Angeles à Miami. Sans doute peut-on prévoir un n°3 – pourquoi pas – du côté de Washington, D.C., ou de Manhattan, en attendant que Bagdad soit vraiment sécurisé. Les filles ont l’air clonées, le jeune premier de service, Paul Walker, étant aussi expressif que – par exemple – Steven Seagal dans ses mauvais jours. Même au Liban, où on adore tout ce qui touche au sport automobile, le public peut-il réellement se satisfaire d’une pareille chose?

KASLIK, FREEWAY,
CIRCUIT EMPIRE
Une rubrique pour l’été

Le propos est assez simple – la programmation actuelle étant ce qu’elle est. Pourquoi nous priver de certains films, a priori intéressants, alors que nos écrans sont submergés de pellicules d’une médiocrité désespérante? Parce que les films écartés sont jugés peu «commerciaux»? Mais ils feraient autant – et certainement mieux – que les nullités programmées en dépit du bon sens. Et peut-être ces films, souvent d’une qualité indéniable, pourraient-ils ramener dans nos salles un public enclin à les déserter. Cela vaudrait la peine d’essayer.
Nous avons choisi, pour commencer:

Identity,
de James Mangold

Ce film a reçu, aux États-Unis, un accueil critique tout à fait positif. Le thème en est, en résumé, le suivant: les choix que nous faisons, dans la vie, ont peut-être été déjà décidés pour nous; en d’autres termes, les «coïncidences» n’existent pas, notre destin ayant été prédéterminé...
Une thèse comme une autre, que soutient l’intrigue dont voici le résumé. Dix personnes étrangères l’une à l’autre, chacune avec son secret, sont forcées de se rapprocher suite à une tempête violente; elles trouvent refuge dans un motel de piètre apparence, dont s’occupe un personnage inquiétant (on pense à Psycho!). Parmi le groupe: le chauffeur d’une voiture de luxe (John Cusack) – une star de la télé années 80 (Rebecca DeMornay) – un flic (Ray Liotta) escortant un dangereux tueur (Jake Busey) – une call-girl (Amanda Peet), etc. La tension monte. Un à un, les voyageurs de la nuit vont commencer à mourir. Quel est ce mystère, et comment va-t-il se dénouer? Ma foi, ce genre d’énigme a de quoi intriguer. D’autant que le metteur en scène, James Mangold, a déjà fait ses preuves: voir Cop Land (97), où jouait d’ailleurs Ray Liotta – Girl, Interrupted (99) – et Kate and Leopold (2001).
Interviewé par un grand magazine US, Ray Liotta a dit son plaisir «pervers» à jouer dans ce film, pour lui une expérience pasionnante: on le croit volontiers. Et si on nous donnait à voir cet étrange Identity?!

Retours

The Matrix Reloaded,
des frères Wachowski

En fin de compte, et surtout si on se refère à la crise actuelle, le second épisode de The Matrix aura fait une bonne carrière locale: le palier des 53000 entrées est largement dépassé. Rappelons que le troisième et dernier volet de la saga (Revolutions) doit sortir en octobre/novembre (cette année!).

To Kill A King,
de Mike Barker

À peine 3000 spectateurs, pour ce film historique – certes pas génial, mais bien fait et joué à la perfection (Tim Roth en Cromwell et Rupert Everett en Charles Ier). On aurait pu espérer mieux.

Secretary,
de Steven Shainberg

Ce film n’a attiré qu’un public (trop) restreint, en dépit de (ou à cause de) son caractère il est vrai osé. Discutable, d’accord, mais intéressant. La double performance du couple James Spader – Maggie Gyllenhaal est étonnante de vérité.
Pour les trois films ci-dessus, voir salles dans l’Agenda quotidien.

Ciné-club

• Ciné-club de l’École supérieure des affaires
Avant-dernière séance de la saison: In the Mood For Love, coproduction France/Hong Kong, réalisation de Wong Kar-waï (2000), avec Maggie Cheung et Tony Leung (durée: 1h37). Le film étant sorti en salle, nous avions eu l’occasion d’en parler. Cette histoire d’un amour sans cesse affleurant, jamais vraiment abouti, a été mise en scène avec un art subtil de la sophistication. Déroutant, mais étrangement fascinant.
Esa, rue Clemenceau, mardi 15 juillet, à 20h30

l’actualité

• On le savait déjà: au Japon, où la Nouvelle Vague française à toujours gardé des adeptes fidèles, François Truffaut est le cinéaste «culte» par excellence. Nouvelle preuve: une salle d’Art et d’Essai de Tokyo, l’Eurospace, a projeté une rétrospective de 14 films de Truffaut. Petite salle, certes (107 places), mais toujours bien remplie! Détail à souligner: ce ne sont plus seulement les cinéphiles plus ou moins francophiles qui font le succès de ce genre de manifestation, mais aussi les étudiants et beaucoup de jeunes. La programmation de ce «festival» François Truffaut allait des 400 coups (59) au Dernier métro (80).
• Ne quittons pas le Japon. Le récent (onzième) Festival du film français de Yokohama s’est déroulé en l’absence d’un invité célèbre, Daniel Toscan du Plantier, récemment disparu comme on sait. C’est lui qui avait inauguré, en 93 – en compagnie de Jeanne Moreau – le premier Festival de Yokohama (qui lui a rendu un juste hommage). Des chiffres: en 2001, le cinéma français avait totalisé, sur le marché nippon, un total de recettes de 23 millions d’euros pour 1900000 spectateurs.
• En France, le 31e Festival international du film de La Rochelle (qui se tenait du 27 juin au 7 juillet) a présenté, comme toujours, un programme aussi copieux qu’attractif. Avec 150 films venus du monde entier (dont 15 du cinéma allemand moderne), des hommages à plusieurs cinéastes et des rétrospectives consacrées à des metteurs en scène comme l’Allemand F.W. Murnau (l’intégrale de ses films), l’Américain Anthony Mann (26 films) et le Français Guy Gilles. Un régal pour les cinéphiles!
• À propos de l’exposition «vestimentaire» de Marlene Dietrich, récemment organisée par un musée de Paris, citons ce commentaire de sa fille (et biographe), Maria Riva, qui a aujourd’hui 80 ans (eh oui!): «À Hollywood, il n’y a plus de stars. Mais en France, il y a cette actrice, Isabelle Huppert, elle est merveilleuse... Ma mère disait, parlant du mouvement féministe: Je suis libre, pourquoi devrais-je être libérée? Et encore: La mode, c’est pour quinze jours, le style pour toujours.»

RUBRIQUE RÉALISÉE PAR JEAN-PIERRE GOUX-PELLETAN
La sortie de «Confidence» ayant été retardée d’une semaine, il ne reste plus qu’un seul nouveau film à signaler – et quel film! Il s’agit de «2 Fast 2 Furious», de John Singleton. Du coup, Dyna Demirdjian se retrouve en congé forcé: elle refera surface dès la semaine prochaine.D’où l’inclusion, dans le cadre de cette chronique, d’une rubrique «estivale» destinée: 1°) à informer nos lecteurs, comme il se doit; 2°) à attirer l’attention – sans illusion déplacée – de nos distributeurs/exploitants sur les possibilités d’amélioration d’une programmation... déficiente.Sorties prévues pour le jeudi 17/7 (sous réserve)Bruce Almighty, de Tom Shadyac, avec Jim Carrey, Jennifer Aniston, Morgan Freeman.Confidence, de James Foley, avec Dustin Hoffman, Andy Garcia, Edward Burns et Rachel Weisz. De...