Les marchés des changes internationaux étaient moins unanimes à la baisse de l’euro hier après qu’il eut passé sous le seuil de 1,13 $ pour la première fois depuis mai dernier. À cette résistance aurait contribué l’apparition de signes de reprise économique en Allemagne, illustrés par l’amélioration de la situation de l’emploi. De fait, les investisseurs ont été sensibilisés par l’annonce de l’Office fédéral du travail que le nombre de chômeurs dans le pays a reculé de façon inattendue de 85 000 personnes en juin par rapport à mai pour s’établir à 4 257 000 personnes, soit l’équivalent de 10,2 % de la population active, contre 10,4 % pendant cette période. Ils ont été, en outre, rassurés par les propos attribués au président de la BCE, Wim Duisenberg, qui ne voit pas de raison de baisser les taux d’intérêt dans la zone euro demain lors de la réunion du conseil des gouverneurs de cet organisme, estimant que la politique monétaire actuelle, avec un taux de 2 %, est jugée appropriée. Plus tôt dans la journée, l’euro avait souffert de l’annonce d’une baisse de 0,7 % de la production industrielle en Allemagne au mois de mai après 1,2 % en avril, laissant craindre un marasme économique. Cela, d’autant que l’OCDE faisait savoir que la France devrait voir son PIB augmenter de 0,8 % seulement cette année au lieu de 1,25 % comme pronostiqué auparavant. Eu égard à toutes ces considérations contradictoires et compte tenu aussi des perspectives de plus en plus optimistes pour l’économie américaine, le dollar a continué de progresser face à l’ensemble des devises. Il s’est finalement négocié à New York à 1,1315 pour un euro contre 1,1325 la veille, à 1,6355 pour un sterling contre 1,6490, à 1,3685 FS contre 1,3725 et à 118,25 yens contre 118,15.
Volatilité des Bourses
En Bourse, les marchés américains étaient mitigés. Ils ont continué de profiter de l’optimisme des investisseurs quant à la tendance de l’économie, mais subissant par endroits la pression de quelques prises de bénéfices. La publication de résultats, aujourd’hui, de certaines sociétés, comme Alcoa après la clôture et Yahoo ! a nourri cette hésitation de la cote. L’annonce que les ventes des grands magasins ont progressé de 0,7 % la semaine dernière a soutenu la tendance. En clôture, Wall Street a gagné seulement 0,07 % à 9 223,09 points alors que le Nasdaq remontait de 1,5 % à 1 746,50 points.
De l’autre côté de l’Atlantique, les Bourses européennes ont elles aussi résisté aux prises de bénéfices après l’envol de lundi, les opérateurs misant toujours sur une reprise économique aux États-Unis. En effet, le Footsie a limité ses pertes à 0,03 % et le CAC 40 à 0,13 %, clôturant à respectivement 4 073,60 points et 3 177,97 points, alors que l’Extra Dax a gagné 0,35 % à 3 344,46 points. À Beyrouth, le dollar est resté recherché par certaines banques à des fins de placement dans les certificats de dépôts émis par la BDL en LL à des taux d’intérêt élevés. Mais le ralentissement de l’offre en cette monnaie au haut de la fourchette d’intervention de la BDL, maintenu à 1 514 LL comme le bas de cette fourchette à 1 501 LL, a contribué à la contraction de l’activité du marché. Cela étant, le dollar a continué à être invariablement fixé à 1 507,50 LL et à être négocié à 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a noté hier la baisse de 5 014 actions A de Solidere de 5 à 4,97 $ et de 1 100 actions C de la Byblos Bank de 1,72 à 1,62 $, dans un marché autrement creux sur le restant de la cote.
Élie KAHWAGI


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