Marsh relève d’un cancer qui a paralysé sa carrière internationale depuis la fin de l’année dernière. Un aller-retour au bout du monde et 15 minutes de jeu contre les All Blacks ont suffi à Merceron pour retrouver la place qu’il avait perdue pour manque de forme chronique lors de la défaite contre l’Angleterre le 15 février.
Dominici avait été un des fers de lance du XV de France finaliste de la Coupe du monde 1999 mais la dernière de ses 25 sélections date d’un match contre les Fidji en novembre 2001. Il avait depuis sombré dans des problèmes psychologiques et avait raté son retour lors de la tournée en Argentine et en Nouvelle-Zélande, le mois dernier.
Dans la ligne d’avants, tous les « cadres » laissés au repos pour les trois tests perdus de Buenos Aires et Christchurch – Raphaël Ibanez, Jean-Jacques Crenca, Fabien Pelous, Olivier Brouzet, Olivier Magne et Serge Betsen – retrouvent leur place. Le talonneur Yannick Bru, le deuxième ligne Jérôme Thion, le pilier Olivier Milloud, les troisièmes lignes Christian Labit et Sébastien Chabal ont pris les dernières places encore en jeu au cours de la tournée en Argentine et en Nouvelle-Zélande. « Brian Liebenberg, on le supervise depuis plus d’un an. On savait que c’est un joueur que l’on pouvait sélectionner à partir du mois de juillet », a déclaré l’entraîneur Bernard Laporte lors de l’annonce du groupe. « C’est un joueur qui offre des garanties dans un secteur dans lequel on est déficient, à savoir le jeu au pied. Il est également capable de jouer à l’ouverture et sa polyvalence est vraiment essentielle. » Liebenberg, 23 ans, est éligible en équipe de France parce qu’il n’a jamais porté le maillot des Springboks et joue depuis plus de trois ans en France, à Grenoble, puis au Stade Français. Jo Maso, manager du XV de France, a déclaré que la présence de trois joueurs d’origine étrangère dans la sélection avec le pilier Pieter de Villiers, également né en Afrique du Sud, et Tony Marsh, né en Nouvelle-Zélande, n’avait pas posé problème. « Ça ne me dérange pas du tout. Je suis un citoyen du monde. Si on avait eu un joueur français au même niveau que lui, on l’aurait pris. Tout le monde est à égalité », a-t-il dit. Interrogés sur l’éviction de Thomas Castaignède, Jo Maso et Bernard Laporte ont expliqué que la polyvalence et la puissance physique avaient emporté la décision en faveur de Liebenberg. « Le poste de trois-quart centre a été un des plus discutés et Castaignède arrive en 5e position, a dit Maso. Notre décision doit le frustrer mais nous avions besoin d’un joueur au centre doté d’un certain physique ». Malgré les critiques que lui a adressées Bernard Laporte durant la tournée dans l’hémisphère Sud, Clément Poitrenaud conserve le poste d’arrière avec Nicolas Brusque. Les trente joueurs sélectionnés se rassembleront le 29 juillet au Centre national du rugby, à Marcoussis, au sud de Paris. Ils s’entraîneront pendant deux mois et joueront quatre matches amicaux contre la Roumanie, le 22 août à Lens, l’Angleterre le 30 août à Marseille et le 6 septembre à Twickenham, et les Barbarians français, le 19 septembre à Narbonne. L’équipe s’envolera pour l’Australie le 29 septembre. Elle jouera son premier match de poule contre les Fidji le 11 octobre à Brisbane.

