Les chercheurs américains et grecs, qui ont analysé les habitudes alimentaires de plus de 22 000 personnes suivies entre 1994 et 1999 en Grèce, ont établi que le strict suivi de ce régime augmentait l’espérance de vie. Utilisant une échelle de mesure sur 10 points, la plus haute note étant associée au respect complet du régime méditerranéen, les chercheurs ont établi que chaque gain de deux points sur cette échelle était associé à une réduction de 25 % de la mortalité générale, et un bénéfice potentiellement supérieur pour la maladie cardiaque. L’effet bénéfique du régime méditerranéen paraît plus net encore sur les personnes de 55 ans et davantage, selon les auteurs qui suspectent un effet cumulatif de ce régime alimentaire.
Le régime méditerranéen est basé sur les légumes, fruits, noix, céréales, l’utilisation régulière d’huile d’olive, la consommation modérée de poissons et produits laitiers (yaourt et fromage), une faible quantité de viande rouge et un peu d’alcool, le plus souvent du vin consommé au moment du repas.
Pendant la période de suivi, 275 personnes sont mortes, dont 97 de maladie cardiaque et 54 de cancer, selon l’étude publiée dans la revue New England Journal of Medicine datée du 26 juin. « Les résultats sont clairs, le régime méditerranéen est sain et augmente la longévité », a commenté Dimitrios Trichopoulos, qui a dirigé l’étude à la Harvard School of Public Health de Boston (Massachusetts). « L’importance de la réduction de la mortalité souligne l’avantage de longévité que les populations méditerranéennes connaissent depuis des siècles », a ajouté Antonia Trichopoulou, coauteur de l’étude.


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