Amélie Mauresmo a renoncé hier matin à défendre ses chances à Wimbledon, en raison d’une blessure qui la handicape depuis déjà plusieurs jours, a annoncé Marie-Claude Prévitali, son attachée de presse, dans un communiqué.
« La numéro un française souffre depuis plusieurs jours d’une déchirure intercostale. Cette lésion l’empêche de servir au maximum de ses possibilités et par conséquent de défendre sereinement ses chances sur gazon », précise le communiqué. Le doute planait sur la participation de Mauresmo depuis son élimination sans gloire au deuxième tour du tournoi de Den Bosch, aux Pays-Bas, face à l’Allemande Barbara Rittner.
À l’issue de cette rencontre, la Française avait elle-même reconnu en conférence de presse que s’il ne s’agissait pas de Wimbeldon, elle s’accorderait une coupure.
Tout autant pour soigner cette blessure que pour évacuer totalement la déception et l’amertume qui l’avaient envahie après sa sèche défaite 6-1, 6-2, devant Serena Williams, en quart de finale de Roland-Garros.
Jointe par téléphone par Reuters, Marie-Claude Prévitali a précisé qu’Amélie Mauresmo avait passé des examens jeudi soir et pris sa décision vendredi matin, après en avoir discuté avec son entraîneur, Loïc Courteau.
Victoire à Varsovie, finale à Rome
« Amélie a prévu de reprendre l’entraînement pour le stage de préparation à la Fed Cup, qui doit débuter après Wimbledon », a ajouté Marie-Claude Prévitali.
L’an passé, Amélie Mauresmo, sixième joueuse mondiale, avait atteint les demi-finales au All England Lawn Tennis Club, où elle avait été battue, déjà, par Serena Williams.
En octobre dernier, elle avait dû renoncer à défendre ses chances aux Masters, en raison d’une blessure au genou. Elle ne reprenait la compétition que quatre mois plus tard, pour atteindre en février la finale de l’Open Gaz de France, où la cadette des sœurs Williams, numéro un mondiale, imposait une fois encore sa loi.
La saison sur terre battue d’Amélie Mauresmo allait ensuite être brillante.
Elle remportait son premier tournoi de l’année à Varsovie – où elle signait son premier succès sur l’aînée des Williams, Venus –, avant d’enchaîner sur une demi-finale à Berlin et une finale à Rome où elle battait Serena pour la première fois de sa carrière, avant de buter sur Kim Clijsters.
Roland-Garros s’annonçait sous les meilleurs auspices jusqu’à la déroute des quarts de finale qui allaient laisser des traces, auxquelles s’ajoutait ensuite cette blessure, qui n’est peut-être pas sans relations avec le besoin de coupure exprimé par la Française


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